11 avril 2017 / 07:23 / il y a 4 mois

Le G7 en quête d'un large soutien pour isoler Bachar al Assad

LUCQUES, Italie, 11 avril (Reuters) - Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont été rejoints mardi, à Lucques en Italie, par leurs homologues de certains pays du Moyen-Orient, afin de tenter d'isoler diplomatiquement le président syrien Bachar al Assad, avant que le secrétaire d'Etat américain ne s'envole pour Moscou, grand allié du régime de Damas.

Les chefs de la diplomatie du G7 ont retrouvé leurs homologues turc, saoudien, émirati, jordanien et qatari, dont les pays sont tous opposés au maintien de Bachar al Assad, afin de discuter de l'évolution du conflit syrien.

La pression s'accentue sur la Russie pour qu'elle rompe ses liens privilégiés avec Bachar al Assad, accusé d'avoir mené une attaque au gaz neurotoxique contre Khan Cheikhoun, une ville tenue par les insurgés, en début de semaine dernière.

Lundi, la Première ministre britannique Theresa May et le président américain Donald Trump ont estimé qu'il y avait actuellement une occasion unique de convaincre Moscou de rompre avec Assad.

Egalement lundi, Londres et le Canada ont estimé qu'il faudrait sans doute renforcer les sanctions contre la Russie si Moscou continuait de soutenir le régime Assad. Le même jour, Donald Trump a parlé au téléphone avec la chancelière allemande, Angela Merkel, des frappes aériennes américaines de la fin de la semaine dernière contre une base aérienne syrienne.

Vendredi, l'armée américaine a tiré des missiles de croisière contre cette base en représailles à l'attaque chimique imputée au régime de Damas, qui a fait des dizaines de morts dont de nombreux enfants. Les Etats-Unis se sont déclarés prêts à mener d'autres frappes si le régime syrien utilise de nouveau ses armes chimiques ou largue des barils d'explosifs, a déclaré lundi la Maison blanche.

Mardi, le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que d'après les conclusions d'Ankara, le régime syrien était toujours en possession d'armes chimiques. Il a appelé de ses voeux des mesures visant à empêcher leur utilisation.

Le ministre, qui parlait à Lucques à la chaîne de télévision publique turque TRT Haber, a aussi estimé qu'il fallait d'urgence qu'un gouvernement de transition soit mis en place en Syrie. Le risque d'utilisation d'armes chimiques persistera tant que Bachar al Assad sera au pouvoir, a ajouté Mevlut Cavusoglu. (Steve Scherer et Crispian Balmer; Eric Faye pour le service français)

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