24 février 2017 / 21:33 / il y a 6 mois

LEAD 2-Wall St finit de justesse en hausse, les défensives en soutien

* Le Dow a gagné 0,05%, le S&P-500 0,15%, le Nasdaq 0,17%

* Les défensives ont soutenu la tendance en fin de séance

* Doutes sur le calendrier et l'ampleur des réformes de Trump

* La baisse du pétrole a aussi pesé

* Les financières en repli (Actualisé avec précisions, changes et marché obligataire)

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK, 24 février (Reuters) - La Bourse de New York a fini dans le vert vendredi, le Dow Jones inscrivant un record pour la 11e séance d'affilée grâce au soutien des valeurs défensives, qui a plus que compensé la baisse des financières et des pétrolières.

Le Dow, qui n'avait pas enchaîné 11 records consécutifs depuis 1987, a gagné 11,44 points, soit 0,05%, à 20.821,76. Le Standard & Poor's 500, plus large, a avancé de 3,53 points (+0,15%) à 2.367,34 et le Nasdaq Composite a pris 9,80 points (+0,17%) à 5.845,31.

Le marché a passé la quasi-totalité de la journée en terrain négatif, les investisseurs commençant à reconsidérer l'"effet Trump" après des déclarations suggérant que la mise en oeuvre des politiques de soutien à la croissance promises par le président américain pourrait prendre plus longtemps que prévu.

Mais les secteurs défensifs, comme les "utilities" et les télécommunications, ont permis d'inverser la tendance en toute fin de séance.

Si les marchés actions américains évoluent à des niveaux records depuis l'élection présidentielle du 8 novembre grâce aux promesses de réformes fiscales, de dérégulation et de dépenses publiques du nouveau locataire de la Maison blanche, le contenu et le calendrier de ces mesures continuent de se faire attendre.

Les analystes commencent donc à s'interroger sur les niveaux de valorisation, le S&P-500 se traitant désormais sur la base de 17,8 fois les bénéfices attendus.

"Il est certain que le sentiment général s'est amélioré beaucoup plus vite que l'activité réelle, donc les valorisations sont sans doute allées un peu trop loin", explique Brant Houston, d'Atlantic Trust Private Wealth Management.

LES FINANCIÈRES À LA PEINE

"Au final, il faudra que des changements de fond se produisent réellement pour valider cette amélioration du sentiment général."

Jeudi, le secrétaire au trésor, Steven Mnuchin, a déclaré que les mesures à venir auraient sans doute un impact limité cette année. Les investisseurs attendent désormais le discours que Donald Trump doit tenir mardi devant le Congrès.

En attendant, l'indice S&P des services aux collectivités , secteur défensif par excellence, a gagné 1,39% et celui des télécoms 0,72%.

A l'opposé, les valeurs financières, principales bénéficiaires de la hausse observée depuis novembre, ont souffert: le S&P du secteur a abandonné 0,75% avec le repli des rendements obligataires.

Plus forte baisse du Dow, Goldman Sachs, également pénalisée par un abaissement de recommandation de Berenberg, passé à la vente, a abandonné 1,53% et JPMorgan 0,88%.

Autre facteur de baisse: le repli des cours du pétrole après une septième semaine consécutive de hausse des stocks aux Etats-Unis, qui prouve que la réduction de l'offre excédentaire global prendra elle aussi du temps. Le S&P de l'énergie a perdu 0,89%, Exxon Mobil 0,86%, Chevron 0,81%.

Dans l'actualité des résultats, HP Enterprise a perdu 6,89% après la révision à la baisse de la prévision de résultat du groupe dans la foulée de résultats inférieurs aux attentes.

LES INDICATEURS ÉCONOMIQUES INCITENT À LA PRUDENCE

Le distributeur J.C. Penney a cédé 5,83% après un recul plus marqué qu'anticipé de ses ventes à données comparables pendant le trimestre des fêtes de fin d'année.

A la hausse, Gap s'est adjugé 3,05%, le marché appréciant les signes de stabilisation de ses ventes après deux années difficiles.

Sur le marché des changes, le dollar longtemps orienté à la baisse, s'est lui aussi redressé en fin de journée et affiche sur la semaine une hausse d'un peu moins de 0,2% face à un panier de devises de référence. L'euro se traitait autour de 1,0555 dollar au moment de la clôture de Wall Street.

Les rendements des bons du Trésor à deux et dix ans ont quant à eux reflué, pénalisés par la baisse de leurs équivalents européens et par les indicateurs américains du jour, qui dessinent un tableau mitigé de la conjoncture.

Les ventes de logements neufs aux Etats-Unis ont été inférieures aux attentes en janvier et l'indice de confiance du Michigan est revenu à 96,3 pour février, après 98,5 en janvier.

Le rendement des Treasuries à dix ans a touché un plus bas de plus de cinq semaines à 2,310%.

Sur l'ensemble de la semaine, réduite à quatre séances par le Presidents' Day lundi, le Dow a gagné 0,96%, le S&P-500 0,69% et le Nasdaq 0,12%. (avec Tanya Agrawal; Marc Angrand pour le service français)

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