24 février 2017 / 09:06 / il y a 6 mois

BOURSE-Vivendi décroche après les déboires de Canal+ en 2016

PARIS, 24 février (Reuters) - Le titre Vivendi chute de plus de 4% vendredi à la Bourse de Paris, le groupe de médias ayant publié des résultats 2016 grevés par les difficultés de sa filiale de télévision Canal+ en France.

A 9h56, l'action Vivendi recule de -4,41 % à 16,24 euros, accusant le plus fort repli du CAC 40 (-0,27%).

Les résultats pour 2016 sont "décevants", observent les analystes de Barclays. Le résultat opérationnel ajusté (Ebita) est ressorti en dessous des attentes du marché, en baisse de 21,5%, à 724 millions d'euros.

Pour 2017, Vivendi prévoit un chiffre d'affaires en hausse de plus de 5% et un Ebita en progression d'environ 25%. "L'absence de prévisions par division est frustrante", regrettent les analystes de Société générale.

De leur côté, les analystes de Jefferies jugent la prévision de chiffre d'affaires "optimiste" au vu de la forte baisse du chiffre d'affaires de Canal+ France lors du quatrième trimestre (-8,6%).

L'an dernier, Canal+ France a perdu près d'un demi-million d'abonnés et accusé des pertes de 400 millions d'euros. Vivendi a toutefois indiqué avoir connu une forte amélioration des performances de sa filiale en toute fin d'année grâce à la refonte des offres commerciales.

"Avec peu de détails sur les premiers résultats du nouveau modèle commercial de Canal+, la visibilité sur les perspectives reste faible", jugent les analystes de Jefferies dans une note.

La prévision d'Ebita pour 2017 suggère un résultat de 900 millions d'euros, là où le consensus mise sur un Ebita compris entre 900 millions et un milliard d'euros, notent pour leur part les analystes d'UBS.

"Par conséquent, nous n'attendons pas d'amélioration du consensus sur l'Ebita", ce qui devrait freiner le sentiment de marché sur Vivendi, indiquent-ils.

Par ailleurs, une source informée a indiqué vendredi que le parquet de Milan avait ouvert une enquête sur Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, pour des soupçons de manipulation de marché après la montée du groupe français au capital de l'italien Mediaset. (Blandine Hénault, édité par Jean-Michel Bélot)

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