16 février 2017 / 12:32 / dans 10 mois

Air France-KLM discute avec des compagnies chinoises, pas Etihad

PARIS, 16 février (Reuters) - Air France-KLM poursuit ses discussions en vue d‘approfondir ses coentreprises avec China Eastern Airlines et China Southern Airlines mais ne cherche pas à aller au-delà de son partage de codes actuel avec la compagnie du Golfe Etihad, a déclaré jeudi son PDG Jean-Marc Janaillac.

Le groupe franco-néerlandais a approfondi l‘été dernier un accord avec China Eastern Airlines pour inclure KLM dans la coentreprise existant entre Air France et la compagnie chinoise depuis 2012, portant à 90 le nombre de vols hebdomadaires assurés ensemble vers la Chine.

La coentreprise avec China Southern date quant à elle de 2010 mais aucune des deux JV n‘est encore aussi intégrée que la coentreprise avec Delta Airlines, qui remonte aux années 1990, à l‘époque sous la forme d‘un partenariat entre Northwest et KLM avant leurs fusions respectives avec Delta et Air France.

Jean-Marc Janaillac, lors d‘une conférence de presse, a déclaré qu‘il avait récemment rencontré en Chine le patron de China Eastern et que Pieter Elbers, le PDG de KLM, était en contact avec les deux compagnies chinoises.

“Des négociations sont actuellement en cours avec ces deux partenaires pour approfondir les JV”, a-t-il dit. “C‘est assez normal que ça prenne un peu de temps étant donné les enjeux (...) avec des partenaires qui sont prudents.”

Les partenariats avec des compagnies d‘Asie et du Moyen-Orient sont cruciaux pour les transporteurs européens s‘ils veulent bénéficier de la forte croissance du trafic dans ces zones.

Mais avec la compagnie du Golfe Etihad, pas question pour Jean-Marc Janaillac de chercher à approfondir leur partenariat datant de 2012, après la tentative de son prédécesseur Alexandre de Juniac de parvenir sur un accord de partages de revenus.

“On a un ‘code share’ avec Etihad au-delà d‘Abou Dhabi, profitable pour Etihad et pour nous. Point final”, a-t-il dit, faisant référence aux accords de partages de codes par lesquels deux compagnies proposent des vols communs assurés par l‘une ou l‘autre.

Il ne s‘est pas montré plus convaincu par l‘idée d‘une coopération avec les low cost européennes easyJet ou Ryanair pour alimenter les hubs d‘Air France-KLM à Paris et Amsterdam.

Jean-Marc Janaillac a émis des doutes sur l‘efficacité d‘une compagnie low cost pour alimenter un hub, en particulier pour les passagers d‘affaires. Au sein du groupe néerlandais, Air France et KLM s‘en chargent, tandis que Transavia effectue des vols directs sur un modèle low cost.

Dans un marché européen de plus en plus concurrentiel, les compagnies traditionnelles européennes, comme Lufthansa ou IAG (British Airways/Iberia), peinent à trouver le modèle leur permettant de réduire leurs coûts tout en gardant le contact avec leurs passagers en correspondance pour des vols long-courriers, le segment le plus rentable du secteur. (Cyril Altmeyer, édité par Dominique Rodriguez)

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