14 février 2017 / 12:05 / dans 9 mois

LEAD 3-EDF mise sur 2018 pour atteindre son objectif de cash-flow

* L‘Ebitda recule de 6,7% en 2016, point bas prévu en 2017

* EDF maintient son objectif de cash-flow positif pour 2018

* EDF résiste malgré une “cassure historique” en Europe-PDG

* Le titre cède moins de 1% (Actualisé avec interview du PDG sur France Info)

par Benjamin Mallet

PARIS, 14 février (Reuters) - EDF a publié mardi des résultats 2016 pénalisés par la baisse des prix de marché de l‘électricité et de sa production nucléaire en France mais le groupe estime que le rebond de ses performances en 2018 devrait lui permettre d‘atteindre son objectif de flux de trésorerie (cash-flow) positif.

Cet indicateur, qui traduit la capacité de l‘électricien public à financer ses investissements et le dividende versé à ses actionnaires, s‘est établi à -1,6 milliard d‘euros en 2016 contre -2,1 milliards en 2015.

EDF, dont l‘Etat détient 85,6% du capital, a aussi fait savoir que son bénéfice avant impôt, charges financières, dépréciation et amortissement (Ebitda) devrait atteindre 15,2 milliards d‘euros au moins en 2018.

Pour 2017, il confirme que l‘Ebitda reculera à un niveau compris entre 13,7 et 14,3 milliards d‘euros, sous l‘effet notamment de la baisse des prix de marché en France et au Royaume-Uni.

“Cette année encore, EDF est rentable. Et pourtant, depuis bientôt 18 mois, nous faisons les frais de la cassure historique intervenue sur le marché de gros de l‘électricité en Europe alors qu‘au même moment notre exposition à ce marché de gros a triplé”, a souligné son PDG Jean-Bernard Lévy, lors d‘une conférence de presse.

“2017 est encore une année difficile (mais) devrait être le point bas de ce cycle ; et 2018, je m‘y engage, sera l‘année du rebond.”

EDF a toutefois précisé que son objectif de cash-flow positif en 2018 après dividendes (hors projet du compteur “intelligent” Linky, nouveaux développements et cessions d‘actifs) se comprenait notamment hors acompte sur dividende pour l‘exercice concerné.

Sur RTL, Jean-Bernard Lévy a en outre jugé nécessaire que les tarifs “augmentent légèrement” en France pour permettre au groupe d‘investir.

EDF a enregistré au titre de 2016 un résultat net courant de 4.085 millions d‘euros (-15,3%), un Ebitda de 16.414 millions (-6,7%) et un chiffre d‘affaires de 71.203 millions (-5,1%), tandis que son résultat net part du groupe - pénalisé en 2015 par d‘importantes dépréciations d‘actifs - a bondi de 140% à 2.851 millions.

LE DIVIDENDE RESTE À PRÉCISER

Selon le consensus Thomson Reuters I/B/E/S, les analystes attendaient en moyenne un résultat net part du groupe de 3.152 millions d‘euros, un Ebitda de 16.132 millions et un chiffre d‘affaires de 70.768 millions.

Interrogé sur franceinfo sur l‘impact de l‘arrêt de certaines centrales nucléaires pour des contrôles de sécurité, Jean-Bernard Lévy en a chiffré le coût entre 500 millions et un milliard d‘euros.

“C‘est certainement plusieurs centaines de millions d‘euros. On pourrait donner une fourchette entre 500 millions et un milliard d‘euros. C‘est très difficile de faire les comptes”, a déclaré le PDG d‘EDF.

EDF propose de verser 2,1 milliards d‘euros sous forme de dividende au titre de 2016, avec l‘option maintenue d‘un paiement en actions nouvelles, le montant du dividende par action devant être précisé lors de son augmentation de capital.

Toujours en matière de dividende, il prévoit de réduire son taux de distribution du résultat net courant, attendu entre 55% à 65% en 2017, 50% en 2018 et 45% à 50% au-delà.

En Bourse, le titre EDF limite son repli en milieu de journée (-0,74%) mais sous-performe l‘indice sectoriel Stoxx des “Utilities” européennes (+0,23%).

Confronté à de lourds investissements - dans le nucléaire français, l‘EPR britannique d‘Hinkley Point ou encore le rachat de l‘activité réacteurs d‘Areva -, EDF envisage une augmentation de capital de 4 milliards d‘euros, à laquelle l‘Etat français s‘est engagé à participer à hauteur de 3 milliards, prévue d‘ici à fin mars.

Le groupe prévoit toujours une optimisation de ses investissements nets (hors Linky, nouveaux développements et cessions d‘actifs) de près de 2 milliards d‘euros en 2018 par rapport à 2015, à un niveau de 10,5 milliards.

EDF continue également de viser une réduction de ses charges opérationnelles d‘au moins 1 milliard d‘euros en 2019 par rapport à 2015 et des cessions d‘actifs d‘environ 10 milliards à l‘horizon 2020, déjà signées ou réalisées à hauteur de 6,7 milliards.

Le groupe table en outre pour 2017 sur une production nucléaire en France comprise entre 390 et 400 térawatts-heure (TWh), après le faible niveau de 384 TWh (-7,9%) enregistré en 2016 en raison des arrêts de plusieurs réacteurs pour des contrôles imposés par l‘Autorité de sûreté nucléaire.

Le communiqué :

bit.ly/2leY490 (Edité par Dominique Rodriguez)

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