14 février 2017 / 05:04 / il y a 6 mois

RPT-L'effet Trump relance Wall Street

(Répétition sans changement d'une dépêche transmise lundi soir)

par Yashaswini Swamynathan et Noel Randewich

NEW YORK, 14 février (Reuters) - Wall Street a terminé en hausse lundi et l'indice Standard & Poor's a pour la toute première fois dépassé les 20.000 milliards de dollars de capitalisation, la Bourse tentant de relancer une dynamique haussière en jouant à nouveau la carte Donald Trump, ce qui a particulièrement profité aux valeurs de la finance et de la banque.

Après le cap des 20.000 points franchi par le Dow Jones, Wall Street a ainsi effacé une nouvelle étape historique. Par rapport à son creux de mars 2009, en pleine crise financière, le S&P-500 a rebondi de 240%. Sa capitalisation cumulée était alors inférieure à 6.000 milliards de dollars.

L'indice Dow Jones a gagné 142,79 points (0,70%) à 20.412,16 points. Le S&P-500, plus large, a pris 12,15 points (0,52%) à 2.328,25 points. Le Nasdaq Composite a avancé de 29,83 points (0,52%) à 5.763,96 points.

Le président américain a déclaré la semaine dernière qu'il ferait une grande annonce fiscale, relançant un rally qui, déclenché après son élection du 8 novembre, avait finalement buté sur ses propos ouvertement protectionnistes et sur l'absence d'indications précises sur sa politique économique.

"A un moment ou à un autre, il faut joindre l'acte à la parole et je pense qu'on s'en rapproche", a dit Brent Schutte (Northwestern Mutual Wealth Management).

Le S&P, qui a gagné près de 9% depuis l'élection de Trump, n'a en outre jamais perdu plus de 1% depuis cette date. Il n'a cependant gagné plus de 1% qu'à deux occasions, au lendemain du scrutin et le 7 décembre.

Wall Street peut également s'appuyer sur de solides fondamentaux économiques et sur des résultats de sociétés qui semblent plus que satisfaisants. Ces derniers auraient enregistré au quatrième trimestre 2016 leur croissance la plus soutenue en neuf trimestres, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

"A côté du discours de Trump, il y a ces fondamentaux qui vont mieux dans le monde, Etats-Unis compris", a observé Brent Schutte.

Dix des 11 grands indices sectoriels du S&P ont fini dans le vert. Les valeurs financières se sont particulièrement distinguées, leur indice enregistrant le plus fort gain sectoriel de la journée, de 1,11%.

Le sous-indice des valeurs bancaires a gagné lui 1,18%. Ce dernier avait progressé de 24,8% entre le 8 novembre, date de l'élection, et le 9 décembre, date à laquelle le rally avait marqué le pas.

Les banques se sont ainsi extirpées lundi d'une marge de fluctuation dans laquelle elles étaient coincées depuis début décembre, dopées par l'espoir que l'administration Trump tienne ses promesses en matière fiscale et de déréglementation.

Goldman Sachs, qui a gagné 1,5%, est la deuxième hausse de l'indice Dow Jones.

$700 MILLIARDS DE CAPITALISATION POUR APPLE

Aux valeurs encore, Apple termine sur un gain de 0,9% à 133,29 dollars, un record de clôture qui bat le précédent datant de février 2015 et qui était de 133 dollars, les traders espérant que le lancement d'un iPhone spécial 10ème anniversaire relancera les ventes du smartphone.

En outre, une analyste de Goldman Sachs a relevé son objectif de cours d'Apple à 150 dollars, anticipant l'inclusion dans cet iPhone spécial de technologies de réalité augmentée.

La capitalisation d'Apple approche des 700 milliards de dollars, contribuant ainsi au gonflement de celle du S&P-500. Apple a gagné 15,1% depuis le début de l'année mais il reste encore loin de son record historique de 134,54 dollars atteint le 28 avril 2015.

A l'inverse, l'opérateur télécoms mobile Verizon Communications a laissé 0,9% après avoir annoncé dimanche une formule mensuelle à 80 dollars permettant un trafic illimité de données, textuelles et vocales, sur une ligne unique, augmentant le risque, de l'avis des traders, d'une guerre des prix. Dans le même compartiment AT&T a perdu 1,8%, T-Mobile 2,4% et Sprint 1,3%.

Le volume a été de 6,3 milliards de titres échangés, en deçà de la moyenne quotidienne de 6,7 milliards des 20 dernières séances.

Sur le marché des changes, les promesses, fiscales en particulier, de Trump ont stimulé le dollar, qui a atteint un plus haut de près de trois semaines contre un panier de devises de référence.

L'indice du dollar s'est inscrit à 101,11, au plus haut depuis le 20 janvier, après avoir enregistré la semaine passée son gain le plus étoffé depuis la mi-décembre.

Le dollar a également atteint son meilleur niveau contre l'euro depuis le 19 janvier, ainsi qu'un pic de deux semaines face au yen, à la suite d'informations suivant lesquelles Trump n'avait pas discuté du yen avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors de leur rencontre du week-end dernier.

La hausse de Wall Street a pesé sur le marché obligataire, qui attend surtout l'audition de Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale, devant le Congrès mardi et mercredi.

Celle-ci présentera le rapport semestriel de la banque centrale dans le cadre de la procédure dite Humphrey Hawkins. (Avec Richard Leong, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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