1 décembre 2016 / 10:37 / dans un an

Zone euro/Indicateurs-La baisse des prix de l'énergie pèse sur l'inflation

FRANCFORT/LONDRES/BRUXELLES, 14 décembre (Reuters) - P rincipaux indicateurs macroéconomiques de la zone euro publiés depuis le début du mois:

* L‘INFLATION NÉGATIVE EN NOVEMBRE À CAUSE DE L‘ÉNERGIE

16 décembre - Les prix à la consommation dans la zone euro ont baissé de 0,1% sur un mois en novembre en raison notamment de la baisse des prix du gaz et du fioul domestique, a confirmé vendredi Eurostat.

Le taux d‘inflation en rythme annuel a légèrement progressé à 0,6%, après 0,5% en octobre et 0,4% en septembre, selon les données définitives, qui confirment une première estimation publiée il y a deux semaines.

La hausse des prix de la restauration, des loyers et du tabac n‘a pas suffi à compenser la baisse des prix de l‘énergie, de 0,2% sur un mois et de 1,1% sur un an.

L‘inflation de base, hors énergie et produits alimentaires non conditionnés, est ressortie en recul de 0,1% sur un mois et en hausse de 0,8% sur un mois.

La hausse des prix reste ainsi nettement inférieure à l‘objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d‘une inflation légèrement en dessous de 2%.

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* EXCÉDENT COMMERCIAL INFÉRIEUR AUX ATTENTES EN OCTOBRE À 20,1 MDS

16 décembre - L‘excédent de la balance commerciale de la zone euro a diminué en octobre à 20,1 milliards d‘euros en données brutes contre 23,2 milliards un an plus tôt, montrent les statistiques publiées vendredi par Eurostat.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un excédent de 29,0 milliards.

Les exportations, toujours en données brutes, ont diminué de 5% par rapport à octobre 2015, à 172,5 milliards d‘euros, tandis que les importations reculaient de 3%, à 152,4 milliards, précise Eurostat.

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Communiqué d'Eurostat: bit.ly/2gS3Ji

* LA PRODUCTION INDUSTRIELLE SE TASSE DE 0,1% EN OCTOBRE

14 décembre - La production industrielle de la zone euro a reculé en octobre pour le deuxième mois d‘affilée alors qu‘elle était attendue en hausse, sous le coup notamment des biens de consommation non durables et des biens intermédiaires.

Eurostat, l‘office de statistique de l‘Union européenne, a fait état d‘un tassement de 0,1% faisant suite à une baisse de 0,9% (-0,8% en première estimation) en septembre.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 0,2%.

La baisse est due pour l‘essentiel à un recul de 1,5% des biens de consommation non durables, comme les vêtements, après une augmentation de 0,1% le mois précédent. La production de biens intermédiaires a également reculé, de 0,5%, mais celles de biens durables a rebondi de 1,5% après une chute de 5,5% en septembre.

La production de biens d‘équipement a progressé de 1,0% et celle d‘énergie de 0,8%.

Sur un an, la production industrielle a augmenté de 0,6% au lieu de +0,8% attendu. Le chiffre de septembre a été révisé à +1,3% après avoir été annoncé initialement à +1,2%.

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* CROISSANCE SUR UN AN REVUE EN LÉGÈRE HAUSSE AU T3

6 décembre - La consommation des ménages et les dépenses publiques ont été les moteurs de la croissance au troisième trimestre alors que la contribution du commerce extérieur est devenue négative sur la période, selon les chiffres définitifs publiés mardi par Eurostat, l‘agence de statistiques de l‘Union européenne.

Par rapport à la période avril-juin, le produit intérieur brut (PIB) a bien augmenté de 0,3% au troisième trimestre, comme au deuxième, a précisé Eurostat, confirmant une première estimation donnée le 15 novembre. Mais, sur un an, la croissance a été revue en hausse de 0,1 point de pourcentage, à 1,7%.

Et la croissance du deuxième trimestre 2016 par rapport à la même période de 2015 a fait l‘objet d‘une révision similaire, passant également de 1,6% à 1,7%.

La consommation de ménages a été le plus important contributeur au PIB du troisième trimestre, apportant 0,2 point de pourcentage au chiffre définitif.

Les stocks et les dépenses publiques ont chacun contribué à hauteur de 0,1 point de pourcentage. La contribution des exportations a été nulle tandis que les importations ont pesé à hauteur de 0,1 point.

Contrairement au deuxième trimestre, quand les PIB français et finlandais avaient reculé de 0,1%, tous les pays ont été en croissance au troisième, la Slovénie, la Grèce et le Portugal affichant les meilleures performances.

Dans l‘Union européenne, la croissance a été de 0,4% sur le trimestre et de 1,9% sur un an.

Tableau :

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* LES VENTES AU DÉTAIL EN HAUSSE DE 1,1% EN OCTOBRE

5 décembre - Les ventes au détail ont augmenté de 1,1% en octobre, leur plus forte hausse depuis août 2014, à la faveur d‘achats de produits non alimentaires tels que vêtements ou appareils électriques.

Ce rebond, après deux mois de baisse, est plus fort qu‘attendu puisque les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une progression de 0,8%.

Le chiffre de septembre a été révisé à -0,4% au lieu de -0,2% initialement annoncé.

Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 2,4%, leur plus forte hausse depuis huit mois qui est là aussi supérieure au consensus (+1,8%).

En données mensuelles, les ventes de produits non alimentaires ont augmenté de 2,3% alors que la hausse n‘a été que de 0,2% pour l‘alimentation, les boissons et le tabac. Les ventes de carburant ont de leur côté baissé de 1,0%.

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* LE SENTIMENT DES INVESTISSEURS SE DÉGRADE-SENTIX

5 décembre - Le sentiment des investisseurs et des analystes s‘est dégradé en décembre en raison d‘incertitudes qui refont surface sur l‘avenir de la zone euro, montre lundi l‘enquête mensuelle de l‘institut allemand Sentix.

Son indice de confiance est retombé à 10,0 points après avoir atteint en novembre son meilleur niveau de l‘année à 13,1. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice stable.

“Les scrutins en Autriche, en Italie et les rendez-vous importants de 2017 créeent de l‘incertitude”, explique Sentix dans un communiqué. “Chacun de ces scrutins est présenté comme un vote vital pour ou contre l‘euro et cela perturbe les investisseurs et entreprises qui préféreraient un horizon plus dégagé pour leurs décisions d‘investissement.”

Le sous-indices sur situation actuelle a reculé à 8,3 en décembre contre 12,3. Celui qui mesure les anticipations des investisseurs a reflué à 11,8 contre 14,0.

L‘indice suivant plus particulièrement l‘Allemagne a reculé à 27,8 contre 29,2 en novembre.

Sentix a effectué son enquête auprès de 1.005 investisseurs entre le 1er et le 3 décembre.

* LES PRIX PRODUCTEURS EN HAUSSE DE 0,8% EN OCTOBRE

2 décembre - Les prix à la production ont bien plus augmenté que prévu en octobre, et dans une proportion sans précédent depuis août 2012, montrent les données publiées vendredi par Eurostat, un bon point pour une Banque centrale européenne (BCE) qui peine à relancer l‘inflation.

L‘agence de statistique de l‘Union européenne précise que les prix à la production ont augmenté de 0,8% d‘un mois sur l‘autre, alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient une hausse limitée à 0,2%.

Sur un an, ils ont baissé de 0,4% alors que les économistes attendaient une baisse de 1,0%.

Les prix de l‘énergie ont augmenté de 2,6%, progression la plus notable des composantes de l‘indice PPI, dont toutes ont progressé sauf une.

La baisse en glissement annuel est la plus faible depuis juillet 2013 et celle des prix de l‘énergie s‘est limitée à 1,5%.

Eurostat a confirmé la hausse de 0,1% des prix à la production en septembre, ainsi que leur contraction annuelle de 1,5%.

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* LE TAUX DE CHÔMAGE À UN CREUX DE SEPT ANS EN OCTOBRE

1er décembre - Le taux de chômage est revenu à un creux de sept ans en octobre, montrent les données publiées jeudi par Eurostat.

Ce taux de chômage s‘établit à 9,8% en octobre après 9,9% en septembre, chiffre révisé après avoir été annoncé à 10%.

Le chômage n‘a cessé de baisser dans le bloc monétaire depuis un pic de 12,1% inscrit au début de 2013. Il est désormais sous la barre des 10%, pour la première fois depuis 2011, mais reste nettement supérieur à son niveau d‘avant la crise financière (7,2% en mars 2008).

Le nombre de chômeurs dans les 19 pays partageant l‘euro s‘établit à 15,9 millions en octobre, 178.000 de moins qu‘en septembre et 1,12 million de mois qu‘un an plus tôt, rapporte Eurostat.

Pour l‘ensemble de l‘Union européenne, le taux de chômage pour octobre s‘affiche à 8,3%, au plus bas depuis février 2009, après 8,4% en septembre.

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Les indicateurs de la zone euro en temps réel

Les indicateurs économiques de novembre (Service économique)

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