20 octobre 2016 / 10:22 / il y a un an

GRAPHES-La dette italienne ne profite pas de l'accalmie sur les taux

* La dette italienne reste sous pression: bit.ly/2evn9WW

* L‘écart avec les taux longs espagnols se creuse:

* bit.ly/2e3BQC9

* L‘Italie concentre toutes les craintes sur la zone euro-gérant

* Détente sur la dette portugaise malgré l‘hypothèque DBRS:

* bit.ly/2e3D4NZ

* Le risque souverain n‘a pas disparu malgré la BCE:

* bit.ly/2evpnW0

20 octobre (Reuters) - La dette italienne reste sous pression malgré la relative stabilisation du marché obligataire après les soubresauts du début du mois, dans un contexte général dominé par les interrogations sur la poursuite de politiques monétaires toujours plus accommodantes par les banques centrales.

Les rendements à 10 ans de la dette souveraine italienne peinent à suivre à la baisse ceux de la dette allemande de même échéance, et l‘écart avec les rendements à dix ans espagnols ne cesse de se creuser depuis début septembre.

Graphique sur l'évolution des rendements d'Etat à dix ans en Italie et en Allemagne depuis juin 2016 : bit.ly/2evn9WW

Graphique sur l'évolution des rendements d'Etat à dix ans en Italie et en Espagne depuis 2015 : bit.ly/2e3BQC9

“L‘Italie, c‘est vraiment le pays que nous surveillons de très près parce qu‘il réunit toutes les inquiétudes sur la zone euro, qu‘il s‘agisse du risque politique, des incertitudes sur les banques, de la persistance des déséquilibres des finances publiques ou de la faiblesse de la croissance”, relève Wilfrid Galand, directeur du conseil en investissement de la Banque Neuflize OBC.

Il évoque ainsi le référendum sur la réforme constitutionnelle prévu le 4 décembre, au résultat incertain au vu des sondages, l‘importance des créances douteuses dans les bilans des banques italiennes et la tendance à l‘effritement de la croissance de la péninsule, qui entretient le doute sur la capacité de Rome à assumer une dette publique d‘un poids sans équivalent en Europe.

Même le Portugal, menacé un temps de se voir priver de sa dernière note en catégorie d‘investissement, a nettement amélioré sa position relative par rapport à l‘Italie.

Graphique sur l'évolution des rendements d'Etat à dix ans en Italie et au Portugal depuis juin 2016: bit.ly/2e3D4NZ

Le gouvernement socialiste portugais, sans majorité au Parlement, s‘est engagé à réduire le déficit public l‘année prochaine grâce à des hausses d‘impôt et ses alliés communistes (PCP) et du Bloc de gauche (BE) ont dit qu‘ils le soutiendraient.

L‘agence de notation canadienne DBRS, dernière à accorder au Portugal une note en catégorie non spéculative, cruciale pour maintenir l‘accès de Lisbonne au programme d‘achats d‘actifs de la Banque centrale européenne, pourrait dans ces conditions ne pas remettre en cause sa note actuelle. Sa décision est attendue vendredi.

Wilfrid Galand souligne aussi qu‘en dépit de la baisse générale des taux intervenue après le lancement en mars 2015 du programme d‘assouplissement quantitatif de la BCE, les investisseurs n‘ont pas renoncé à hiérarchiser les risques souverains, comme le montrent les écarts de rendements avec l‘Allemagne, pays considéré comme le plus sûr de la zone euro.

Graphiques sur l'évolution des écarts rendement entre les taux d'Etat à 10 allemands et ceux d'autres pays de la zone euro: bit.ly/2evpnW0

Source:

”Quel prix pour le risque? Point trimestriel économie et marchés. Présentation Banque Neuflize OBC, 4 octobre 2016

Sur le même thème :

Portugal to keep investment-grade rating as growth flags.

Marc Joanny, édité par Marc Angrand

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