8 septembre 2016 / 20:22 / dans un an

LEAD 2-Wall Street finit en baisse, déception sur Apple

(Actualisé volumes, autres marchés, ajout de HPE aux valeurs)

* Le Dow a perdu 0,25%, le S&P-500 0,22%, le Nasdaq 0,46%

* Apple perd 2,6%, doutes sur l‘iPhone 7

* Les valeurs de l‘énergie dopées par le bond de 4% du pétrole

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK, 8 septembre (Reuters) - Wall Street a fini en baisse jeudi, plombée par Apple au lendemain de la présentation de son nouvel iPhone 7 qui n‘a pas impressionné les investisseurs.

L‘indice Dow Jones des 30 valeurs vedettes a cédé 46,23 points, soit 0,25%, à 18.479,91 et le Standard & Poor‘s-500, plus large, a rétrogradé de 4,86 points ou 0,22% à 2.181,30.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 24,44 points (0,46%) à 5.259,48, mettant fin à une série de quatre hausses consécutives.

L‘action Apple, en baisse de 2,62%, a pesé sur les trois principaux indices mais le Dow Jones et le S&P-500 ont pu limiter leurs pertes grâce à la bonne tenue des valeurs de l‘énergie, soutenues par un bond de plus de 4% des cours du pétrole après l‘annonce d‘une baisse inattendue des stocks de pétrole aux Etats-Unis.

Parmi les dix grands indices sectoriels S&P, celui des technologies de l‘information a logiquement accusé la plus forte baisse (-0,88%) alors que le compartiment de l‘énergie a fini en tête avec un gain de 1,67%, à son meilleur niveau depuis 10 mois.

Apple, la première capitalisation mondiale, a accusé sa plus forte baisse depuis le 24 juin, quand les Bourses mondiales avaient chuté au lendemain du vote britannique en faveur du Brexit.

Son nouveau smartphone n‘a pas convaincu les analystes et la firme à la pomme a de surcroît annoncé qu‘elle ne dévoilerait pas de chiffres de précommandes, contrairement aux lancements des précédentes versions de son produit vedette . “Moins de données, ce n‘est jamais bon, surtout avec les points d‘interrogation autour de ce téléphone”, a déclaré Colin Gillis, analyste chez BGC Partners.

L‘annonce d‘une baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis et le statu quo observé par la Banque centrale européenne sur sa politique monétaire ont en revanche laissé les investisseurs de marbre.

TWITTER PERD PRÈS DE 6%

Plus généralement, le marché boursier américain reste confiné dans des marges étroites, le S&P n‘ayant plus subi de variation de plus de 1% depuis maintenant deux mois.

“Quelques indicateurs décevants qu‘on a pu avoir, l‘incertitude autour de l‘élection (présidentielle de novembre), l‘incertitude aussi autour des taux d‘intérêt de la Fed (...), tout cela fait qu‘on reste plutôt sur la défensive en attendant d‘avoir un peu plus de visibilité”, explique Phil Orlando, stratège chez Federated Investors à New York.

Aux techs, Twitter a cédé 5,89% à 18,70 dollars. Le groupe qui sort d‘une période difficile tenait jeudi un conseil d‘administration mais, selon la chaîne CNBC, son directeur général Jack Dorsey devrait obtenir un délai supplémentaire pour la mise en oeuvre de son plan de transformation.

Hewlett-Packard Enterprise (HPE) a décroché de 3,21% après l‘annonce de la vente de ses activités de logiciels à Micro Focus pour 8,8 milliards de dollars.

Tesla a reculé de 2,16% à 197,36 dollars en réaction à une note de Cowen & Co, qui a entamé son suivi du constructeur de voitures électriques avec un conseil de “sous-performance” et un objectif de cours de 160 dollars.

Plus forte baisse du S&P, le distributeur Tractor Supply a chuté de 16,94% à 69,38 dollars après avoir revu à la baisse ses prévisions pour l‘ensemble de l‘année.

Plus forte baisse du Dow juste devant Apple, Nike a perdu 2,69% après un déclassement de Piper Jaffray, désormais à “neutre” sur l‘équipementier sportif.

Chevron a gagné à l‘inverse 1,21%, meilleure performance de l‘indice, dans le sillage des cours du brut.

Parmi les valeurs moyennes, l‘éditeur de logiciels Apigee , spécialiste du “cloud”, s‘est adjugé 6,55% après l‘annonce de son rachat pour 625 millions de dollars par Google (groupe Alphabet ).

Quelque 6,8 milliards d‘actions ont changé de mains sur les différents marchés américains à comparer à une moyenne de 6,0 milliards sur les 20 dernières séances, selon les données Thomson Reuters.

Sur le marché des changes, le dollar s‘est apprécié face à un panier de grandes devises, et notamment contre le yen mais il restait en repli de 0,15% face à l‘euro après le statu quo de la BCE. L‘euro/dollar évoluait autour de 1,1250 au moment de la clôture américaine alors que le dollar/yen prenait 0,7%, sensible aux anticipations d‘inflation et donc de hausse des taux de la Fed qui sont remontées avec le bond des cours du pétrole.

Sur le marché obligataire, le rendement de l‘emprunt du Trésor à 10 ans a suivi à la hausse celui du Bund allemand pour se traiter à 2,314% en fin de séance, contre 2,236% mercredi. (avec Yashaswini Swamynathan et Tanya Agrawal à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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