2 août 2016 / 14:59 / il y a un an

LEAD 4-SFR veut un accord cette semaine sur la réduction des effectifs

* Plan de départs volontaires à partir de juillet 2017

* 1.000 départs interviendraient toutefois dès cette année

* SFR provisionnerait des "centaines de millions d'euros"-source

* Exane évalue à 250-300 mlns les économies de coûts annuelles

* Syndicats et direction reçus par la ministre du Travail (Actualisé avec ministre du Travail)

par Mathieu Rosemain

PARIS, 2 août (Reuters) - SFR Group, qui veut réduire d'un tiers ses effectifs d'ici 2019, a proposé aux organisations syndicales un plan de 5.000 départs volontaires qui prévoit une indemnité de 2,5 mois de salaire brut en moyenne par année d'ancienneté, a déclaré mardi le délégué Unsa Abdelkader Choukrane.

"Ils veulent trouver un accord cette semaine", a précisé à Reuters ce représentant du syndicat majoritaire dans l'entreprise, à l'issue d'une rencontre avec la ministre du Travail Myriam El Khomri. "Il veut mieux un bon accord qu'un très mauvais conflit."

Ce plan se traduira par des provisions de "centaines de millions d'euros" réparties sur les comptes 2016 et 2017, a ajouté une source proche du dossier.

Le groupe publie ses résultats semestriels le 9 août.

La direction de SFR a présenté sa proposition aux quatre syndicats représentatifs du groupe lors d'une réunion qui s'est tenue lundi soir et s'est poursuivie tard dans la nuit, avant des discussions mardi après-midi avec Myriam El Khomri.

Le PDG de SFR Michel Combes a été reçu en fin de journée rue de Grenelle, après les syndicats.

Selon Abdelkader Choukrane, la direction "est dans une logique d'essayer de trouver un accord".

"On a du mal à comprendre la stratégie de monsieur Drahi", a-t-il toutefois dit. "A part réduire les coûts et être dans une logique financière pure, on a du mal à comprendre où il veut aller pour les clients, pour les salariés et pour l'emploi".

1.000 DÉPARTS DES CETTE ANNÉE

Le dialogue social avec les représentants du personnel et les organisations syndicales "est très constructif et très concret", a déclaré un porte-parole de SFR.

"Nous avons pris en 2014 un engagement sur l'emploi. Nous le respectons et continuerons de le respecter. Nous avons une stratégie industrielle claire, de très long terme, et une priorité aujourd'hui: préparer, dans le dialogue, l'avenir de SFR pour en faire une entreprise moderne, avec une organisation adaptée", a-t-il ajouté.

Prenant acte de "la volonté d'avancer manifestée par ses interlocuteurs", Myriam El Khomri souhaite pour sa part "que le dialogue engagé au sein du groupe SFR se poursuive afin que les conditions d'un accord puissent être réunies".

Dans un contexte très concurrentiel et après les échecs de plusieurs tentatives de consolidation du marché français des télécoms, le deuxième opérateur télécoms français entend réduire d'un tiers ses effectifs à compter de la fin de ses engagements sur l'emploi, entre juillet 2017 et 2019. Ce qui ramènerait à 10.000 le nombre de ses salariés.

Lors du rachat de SFR à Vivendi fin 2014, Altice , holding de l'homme d'affaires Patrick Drahi, s'était engagé à ne pas toucher à l'emploi pendant trois ans, soit jusqu'en juillet 2017 mais, sur les 5.000 départs, 1.000 interviendraient dès cette année parce qu'ils concernent des personnes travaillant dans des filiales.

Pour les 4.000 autres, les conditions présentées sont similaires à celles proposées par SFR lors d'un plan de départs volontaires organisé en 2013 avant sa vente à Altice, soit 2,5 mois par année d'ancienneté dans l'entreprise.

SFR souhaite simplifier l'organisation de SFR, issu du rapprochement de plusieurs entreprises, en unifiant notamment les systèmes d'information et les fonctions support.

Concurrents de SFR, Bouygues Telecom a déjà mis en oeuvre deux plans de départs volontaires représentant environ 2.000 suppressions de postes et l'opérateur historique Orange a décidé de ne pas remplacer une partie des départs en retraite.

A la Bourse de Paris, l'action SFR Group perd 4,7% à 20,15 euros à 16h50. Le titre de la maison mère Altice cède 2,7% à 13,13 euros à Amsterdam. (Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Yves Clarisse)

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