30 juin 2016 / 04:05 / il y a un an

RPT-Wall Street portée à nouveau par les rachats à bon compte

* Gain de 1,64% pour le Dow et de 1,70% pour le S&P

* Hausse de 1,86% du Nasdaq (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mercredi soir)

par Yashaswini Swamynathan et Lewis Krauskopf

NEW YORK, 30 juin (Reuters) - Wall Street a terminé en hausse prononcée mercredi, à l'instar de ses homologues européennes, et les trois grands indices ont récupéré plus de la moitié des pertes subies la semaine dernière à la suite de la décision prise par les Britanniques par référendum de quitter l'Union européenne (UE).

Pour la deuxième séance d'affilée, les investisseurs ont pratiqué des rachats à bon compte de valeurs qui avaient été taillées en pièces à la suite d'un "Brexit" qui a coûté aux marchés mondiaux quelque 3.000 milliards de dollars en l'espace de deux jours.

Les dix indices sectoriels de l'indice S&P ont tous fini la journée dans le vert avec des gains appréciables, au premier rang desquels celui des financières avec un gain de 2,31%, suivi des valeurs de l'énergie qui gagnent 2,02%, deux secteurs qui avaient précisément reçu de plein fouet le choc du Brexit.

Les valeurs pétrolières ont profité de la vive hausse des cours pétroliers en réaction à une réduction plus forte que prévu des stocks de brut américains.

Le marché a aussi salué la hausse des dépenses de consommation des ménages américains en mai pour le deuxième mois d'affilée, passant outre la baisse plus forte que prévu des promesses de vente immobilières ce même mois.

L'indice Dow Jones a gagné 284,96 points (1,64%) à 17.694,68 points. Le S&P-500, plus large, a pris 34,68 points (1,70%) à 2.070,77 points. Le Nasdaq Composite a progressé de 87,38 points (1,86%) à 4.779,25 points.

Le S&P-500 a réalisé sa meilleure performance sur deux jours en quatre mois.

"Ce n'est pas la fin du monde et ça ne l'a jamais été; ce genre de réaction est ridicule", a dit Jeff Weniger (BMO Private Bank).

Les investisseurs espèrent que les grandes banques centrales assoupliront leur politique monétaire pour apaiser les marchés alors que les dirigeants européens réunis mercredi pour la première fois depuis la victoire du "Brexit" ont pris acte du départ annoncé des Britanniques de l'UE, qui entend laisser Londres supporter les conséquences, notamment économiques, de ce choix historique.

Néanmoins, la Banque centrale européenne (BCE) ne voit aucune urgence à assouplir sa politique monétaire après cet événement, au vu de la réaction plus calme que prévu des marchés, ont dit plusieurs sources à Reuters.

Pour ce qui concerne la Réserve fédérale américaine, les traders n'évaluent qu'à 17% la probabilité qu'elle remonte les taux d'intérêt en décembre, selon le site FedWatch de CME Group.

Aux valeurs, le fonds de capital investissement Apollo Global Management, qui a annoncé l'achat de la chaîne américaine de centres de vacances Diamond Resorts International , a gagné 0,7%, tandis que sa cible a flambé de près de 24%.

Le volume a représenté huit milliards de titres échangés environ, au-dessus de la moyenne quotidienne de 7,5 milliards des 20 dernières séances.

Le rebond boursier s'accompagne d'un affaissement du dollar face à l'euro et au sterling pour la deuxième journée d'affilée, les traders recouvrant peu à peu le goût du risque après le bombardement de la semaine dernière, rassurés sans doute par le fait que Londres n'a pas encore lancé la procédure officielle de départ prévue par l'Article 50 du Traité de Lisbonne.

Le sterling avait perdu plus de 17 cents les deux jours suivant le vote sur le Brexit mais il a regagné 0,7% mercredi. . L'euro prenait 0,4% face au dollar après avoir inscrit vendredi un plus bas de trois mois et demi de 1,0909 dollar. L'indice dollar fléchissait de 0,5% après un pic de plus de trois mois et demi de 96,705 inscrit lundi.

Sur le marché obligataire, les Treasuries ont fait retraite, leur statut de valeur refuge étant moins attrayant pour des investisseurs qui retrouvent peu à peu leur appétit pour le risque.

Une forte demande de papier à 30 ans a dans un premier temps entraîné le rendement à 2,247%, à comparer au plus bas record de 2,221% inscrit le 30 juin. Mais l'accélération des gains de Wall Street a eu raison du courant acheteur, réduisant sensiblement les gains de ce papier long. (Avec Sam Forgione et Richard Leong, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below