13 juin 2016 / 17:02 / il y a un an

LEAD 1-Aéroports-16 offres attendues dans la dernière ligne droite

* Huit dossiers attendus pour Nice, huit pour Lyon-sources

* Des capitaux abondants en ces temps de taux bas-source

* Les candidats ont rencontré les actionnaires locaux la semaine dernière

* Date butoir pour les offres fermes 4 juillet (Actualisé avec ‘no comment’ de Bercy)

par Gilles Guillaume et Matthieu Protard

PARIS, 13 juin (Reuters) - Groupes d‘infrastructure et fonds d‘investissement se bousculent toujours pour la privatisation des aéroports de Nice et Lyon, avec au moins seize dossiers de candidature attendus à trois semaines du dépôt des offres fermes.

La privatisation du premier et du deuxième aéroport régional français pourrait rapporter jusqu‘à 1,5 milliard d‘euros à l‘Etat, qui s‘est déjà désengagé en 2014 de l‘aéroport de Toulouse-Blagnac.

Les offres indicatives étaient attendues d‘ici au 12 mai et les offres fermes doivent être déposées le 4 juillet au plus tard.

“Cet appétit s‘explique notamment par le contexte ambiant marqué par des taux ultra-bas et le niveau important des liquidités qui en découle”, commente une source proche du dossier. “La concurrence est donc rude entre les fonds soucieux d‘investir des capitaux devenus abondants.”

Cet environnement de taux historiquement bas incite aussi les compagnies d‘assurance, en quête de rendements financiers pour leurs portefeuilles d‘assurance-vie, à diversifier leurs placements en investissant dans des actifs d‘infrastructures.

Les investisseurs trouvent généralement dans les infrastructures des rendements prévisibles à long terme.

Selon plusieurs source proches du dossier et des prétendants, huit groupes ou consortiums sont intéressés par l‘aéroport de Nice :

l‘italien Atlantia, déjà opérateur de l‘aéroport de Rome, associé pour une participation minoritaire avec EDF Invest, la branche d‘investissement d‘EDF ; le quatuor Ardian-Siparex-Caisses d‘épargne-JCDecaux ; Industry Fund Management (IFM) ; le groupe espagnol d‘infrastructures Ferrovial associé au fonds Meridiam ; le trio Vinci-CDC-Predica ; le turc Limak ; l‘assureur allemand Allianz associé à Global Infrastructure Partners (GIP), et enfin d‘aéroport de Zurich en tandem avec le fonds de pension CPPIB (Canadian Pension Plan Investment Board).

Pour la plate-forme de Lyon, huit dossiers sont également attendus :

Ardian-Siparex-Caisses d‘épargne-Decaux, IFM, Ferrovial-Meridiam, Vinci-CDC-Predica et Limak sont aussi prétendants pour Lyon ainsi qu‘Atlantia, seul cette fois ; s‘y s‘ajoutent le fonds Cube associé à l‘aéroport de Genève dans un montage 90%-10% avec peut-être d‘autres partenaires ainsi que le groupe australien d‘investissement Macquarie allié à la holding FFP de la famille Peugeot, dont l‘intérêt pourrait aller jusqu‘à 20%-25%.

Le ministère de l‘Economie s‘est refusé à tout commentaire sur le sujet.

Conformément au cahier des charges fixé par l‘Agence des participations de l‘Etat (APE) qui pilote le processus, les candidats ont été auditionnés la semaine dernière par les actionnaires locaux.

A côté de l‘Etat qui détient environ 60% du capital des aéroports, les chambres de commerce et d‘industrie en possèdent 25% et les collectivités 15%. (Avec Arno Schuetze à Francfort, Francesca Landini à Milan, Seda Sezer à Istanbul, Cyril Altmeyer et Geert de Clercq à Paris et Robert Hetz à Madrid, édité par Dominique Rodriguez)

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