1 mars 2016 / 11:44 / il y a 2 ans

LEAD 1-Travail-Hollande comprend les interrogations mais veut aboutir

* Le président promet des “améliorations” sur le texte décrié

* Il demande à chacun de “prendre ses responsabilités” au final

* “Il n‘y a pas d‘autre voie que le mouvement”, dit-il (Actualisé avec autres citations, contexte)

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis, 1er mars (Reuters) - Les interrogations sur le projet de réforme du Code du travail sont légitimes mais il faut aller de l‘avant, a déclaré mardi François Hollande, au lendemain de l‘annonce du report de 15 jours de la présentation du texte au conseil des ministres.

Des “améliorations” seront apportées à cette copie controversée a dit le président, tout en demandant à chacun de prendre, au final, ses responsabilités afin “d‘avancer” dans le combat contre le chômage, “essentiel” à ses yeux.

“Le texte a donné lieu à des interrogations, c‘est assez légitime, à des questionnements, je les comprends”, a-t-il déclaré devant la presse lors d‘un déplacement dans l‘entreprise Showroom Privé, à Saint-Denis, au nord de Paris.

Le projet de loi, dont l‘examen en conseil des ministres a été reporté du 9 au 24 mars, a été salué par le Medef dans sa version actuelle mais a scandalisé une partie de la gauche et les syndicats, y compris réformistes.

Une pétition de protestation en ligne a recueilli plus de 800.000 signatures.

“Il vaut mieux prendre du temps pour mieux en gagner”, a dit François Hollande, en précisant que “des améliorations seront apportées” à l‘occasion des rencontres avec les partenaires sociaux prévues la semaine prochaine autour du Premier ministre, Manuel Valls.

“Il y aura des informations qui seront données, des améliorations qui seront apportées et une conclusion qui forcément devra amener les uns et les autres à prendre leurs responsabilités c‘est-à-dire à faire en sorte que nous puissions avancer”, a souligné le président à l‘adresse des parlementaires récalcitrants, nombreux à gauche.

Le plafonnement des indemnités pour licenciement abusif et la définition des motifs de licenciement économique sont notamment l‘objet de crispations.

Le chef de l‘Etat a défendu un texte offrant sécurité et souplesse dans un monde qui change pour donner de la visibilité aux entreprises, notamment aux PME, et des garanties, des protections, aux salariés”.

François Hollande a redit son obsession de la “priorité à l‘emploi”.

“Je ne changerai pas. Pour moi c‘est l‘essentiel”, a-t-il insisté. “Il n‘y pas d‘autre voie que le mouvement, rien ne serait pire que l‘immobilisme.” (Jean-Baptiste Vey, avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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