23 février 2016 / 01:30 / il y a un an

L'Opep a d'autres idées en plus du gel de la production-Badri

23 février (Reuters) - Les principaux producteurs de pétrole pourront étudier "d'autres mesures" pour endiguer la surproduction mondiale si l'accord conclu récemment pour réduire les volumes tient pendant plusieurs mois, a déclaré lundi le secrétaire général de l'Opep.

Abdallah al Badri a réaffirmé la volonté de l'Opep de travaille avec des pays producteurs non membres du cartel pour s'attaquer au problème de l'offre excédentaire de pétrole, situation qui a fait chuter les prix à leur plus bas niveau en dix ans.

L'accord conclu la semaine dernière entre l'Arabie Saoudite, la Russie, le Venezuela et le Qatar ne représente qu'un début, a-t-il dit à l'occasion de la conférence IHS Ceraweek à Houston, au Texas.

Le secrétaire général a reconnu qu'il ne s'attendait pas à une telle chute des prix, l'Opep ayant décidé fin 2014 de ne pas réduire sa production face à la hausse de l'offre mondiale, due principalement à la forte croissance du pétrole de schiste nord-américain.

"Le cycle est très mauvais", a dit Abdallah al Badri. "Gelons la production (...) et si c'est un succès, nous pourrons à l'avenir prendre d'autres mesures", a-t-il ajouté, précisant qu'un minimum de trois à quatre mois de gel devait d'abord être respecté.

PAS MORTS

Il a ajouté que des négociations avaient été entamées par l'Opep avec d'autres grands producteurs non membres comme le Brésil, la Chine, Oman et le Mexique, sur une limitation de la production.

Il a souligné que la prospection nord-américaine de pétrole de schiste serait sans doute très vite relancée dès la remontée des prix à 60 dollars le baril -- contre un niveau actuel de l'ordre de 30 dollars -- ce qui entamera les efforts de réduction de l'offre.

La production mondiale de pétrole a dépassé la demande d'environ deux millions de barils par jour l'année dernière. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) anticipe une baisse graduelle de la production due à de plus faibles investissements et un retour à l'équilibre du marché pour début 2017.

Abdallah al Badri s'est dit confiant quant au rôle que l'Opep a encore à jouer dans le marché mondial.

"Nous ne sommes pas morts. Nous sommes vivants, bien vivants, et pour encore des années", a-t-il dit à des journalistes.

Il a souligné la nécessité d'engager des discussion avec les producteurs qui ne font pas partie de l'organisation et dit qu'il était prêt à parler avec les responsables américains du déclin des prix.

La chute de plus de 70% opérée dans les 20 derniers mois n'est pas comparable aux précédentes crises, a-t-il expliqué.

"Je ne sais pas comment nous allons vivre cela ensemble", a-t-il dit en évoquant le secteur du pétrole de schiste, un temps en plein essor. "Si les prix remontent en 2017 ou 2018, le raffermissement des prix va être limité par le pétrole de schiste américain. Voilà ce qui est différent cette fois-ci." (Marianna Parraga et Ron Bousso; Julie Carriat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)

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