27 janvier 2016 / 09:50 / dans 2 ans

LEAD 1-La France doit poursuivre les réformes-Villeroy de Galhau (BdF)

(Actualisé avec prévisions macroéconomiques et commentaire sur la Chine figurant dans la version papier de l‘entretien)

PARIS, 27 janvier (Reuters) - La France doit poursuivre sur la voie des réformes et faire plus pour lutter contre le chômage, déclare le gouverneur de la Banque de France dans un entretien à Ouest France publié mercredi.

“Au-delà de la politique monétaire, nous rappelons régulièrement aux gouvernements européens, y compris à la France, qu‘il est nécessaire d‘amplifier les réformes”, souligne François Villeroy de Galhau, qui est également membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), dans l‘entretien publié sur le site internet du quotidien régional.

“La France peut et doit faire mieux pour sortir du chômage”, ajoute-t-il, jugeant positifs le Pacte de responsabilité et le Crédit d‘impôt pour la compétitivité et l‘emploi (Cice) mis en oeuvre par le gouvernement français.

“Mais les chômeurs et les jeunes n‘ont pas le temps d‘attendre les divers calendriers politiques. C‘est pourquoi, il faut tenir bon sur un certain nombre de réformes comme sur le coût du travail par exemple”, souligne le gouverneur.

Concernant la solidité du système bancaire français, il estime qu‘elle s‘est considérablement renforcée depuis la crise financière de 2008.

“Le capital des banques françaises, rapporté à leurs engagements pondérés par les risques, était de 6% en 2007, il est de 12% aujourd‘hui. On a des banques françaises qui sont deux fois plus solides qu‘avant la crise”, observe-t-il.

Dans la version papier de l‘entretien, le gouverneur estime que l‘économie de la zone euro devrait croître de 1,7% cette année et celle de la France de 1,4%.

A titre de comparaison, le Fonds monétaire international a annoncé la semaine dernière prévoir une croissance 1,7% en zone euro et de 1,3% en France, des prévisions relevé de 0,1 point pour la zone euro et abaissé de 0,2 point pour la France.

Interrogé sur les turbulences des marchés financiers en Chine et le risque de crise qu‘elles pourraient provoquer, il souligne que les variations de marché n‘ont “pas nécessairement une grande signification”.

“Au-delà de ces soubresauts, le jugement doit être à plus long terme et fondé sur la solidité de la reprise. 2016 ne sera pas 2008. Les banques sont beaucoup plus robustes”, poursuit-il.

“L‘économie chinoise reste forte, avec plus de 6% de croissance attendus en 2016”, déclare-t-il encore.

L‘interview :

bit.ly/1OY7ACd (Jean-Michel Bélot, avec Jean-Baptiste Vey)

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