19 janvier 2016 / 14:32 / dans 2 ans

Carney(BoE) n'a pas de "calendrier établi" pour relever les taux

LONDRES, 19 janvier (Reuters) - Le gouverneur de la Banque d‘Angleterre a déclaré mardi qu‘il n‘avait aucun “calendrier établi” pour une hausse des taux d‘intérêt britanniques et qu‘il souhaitait d‘abord constater une croissance et une inflation sous-jacente plus fortes.

Mark Carney a ajouté que la croissance britannique et mondiale avait été plus faible que ce qu‘il prévoyait en milieu d‘année 2015 lorsqu‘il avait dit qu‘une décision concernant le calendrier de hausse des taux serait plus précis début 2016.

“On a changé d‘année et, à mon avis, la décision s‘est imposée: ce n‘est pas encore le moment de relever les taux d‘intérêt”, a-t-il dit dans son premier grand discours de l‘année, prononcé à l‘Université de Londres.

Depuis qu‘il a pris la tête de la Banque d‘Angleterre il y a trois ans, Mark Carney a été pris plusieurs fois à contre-pied par les revirements de l‘économie britannique à la suite de la crise financière mondiale.

Mardi, il a dit qu‘il ne prenait aucun engagement par avance sur le calendrier de hausse des taux et a évité de lier les prochaines variations à des dates ou des niveaux d‘indicateurs.

“La voie vers la normalisation de la politique monétaire en est encore à ses prémisses”, a-t-il dit. “Il n‘y a pas encore de calendrier établi, seulement une direction prévue.”

LA LIVRE AU PLUS BAS DE 7 ANS

Il a ajouté que la décision sur le calendrier de hausse des taux dépendrait de trois choses. D‘abord, il faudrait que l‘économie affiche une croissance supérieure à la moyenne, après des signes selon lesquels elle avait ralenti à un rythme inférieur à sa moyenne de long terme au deuxième semestre 2015.

Ensuite, il faudrait constater un retour des pressions sous-jacentes sur les prix, et enfin l‘inflation de base devrait “se rapprocher sensiblement de l‘objectif (de la BoE)”, a-t-il dit.

Les chiffres de l‘inflation britannique publiés mardi reflètent une stabilité des prix sur l‘ensemble de 2015, à son plus bas niveau depuis le début de ces statistiques en 1950.

L‘inflation de base - qui exclut l‘essentiel de l‘impact de la chute des cours du pétrole l‘an dernier - a toutefois augmenté plus que prévu, à 1,4% en décembre. Il s‘agit de son plus haut niveau depuis janvier 2015, même s‘il reste nettement inférieur à l‘objectif de 2% fixé par la Banque d‘Angleterre.

La livre sterling a touché son plus bas niveau en sept ans face au dollar mardi à la suite de ces déclarations.

Ayant auparavant été soutenue par les données légèrement meilleures que prévu sur l‘inflation britannique, elle est ensuite retombée pour accuser une perte de 0,3% par rapport à la veille, à 1,4207 dollar, son plus bas niveau depuis mars 2009. Face à l‘euro, elle a abandonné tous ses gains de début de séance pour s‘échanger à 76,65 pence pour un euro .

Mark Carney a ajouté que la Banque d‘Angleterre avait détecté une certaine incertitude économique avant la référendum sur une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l‘Union européenne, tout en notant que les projets d‘investissement restaient soutenus. (David Milliken et Ana Nicolaci da Costa, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below