17 décembre 2015 / 21:34 / il y a 2 ans

LEAD 2-Wall Street finit en baisse avec l'énergie et les matériaux

(Actualisé avec citation, volumes, autres marchés)

* Le Dow a perdu 1,43%, le S&P-500 1,50%, le Nasdaq 1,35%

* Le recul du pétrole et des métaux pèse sur la tendance

* Le marché digère la hausse de taux

* Apple et IBM tirent les indices à la baisse, FedEx grimpe

par Marcus E. Howard

NEW YORK, 17 décembre (Reuters) - Wall Street a mis fin à une série de trois séances de hausse jeudi, plombée par le recul des cours du pétrole et par des prises de bénéfice après avoir fait bon accueil la veille à la première hausse de taux aux Etats-Unis depuis neuf ans.

L'indice Dow Jones, en hausse de 1,28% mercredi après les annonces de la Réserve fédérale, est retombé de 253,25 points, soit 1,43%, à 17.495,84 points. Le Standard & Poor's-500 , plus large, a cédé 31,18 points ou 1,50% à 2.041,89 et le Nasdaq Composite, à forte pondération technologiques, a reculé de 68,58 points (1,35%) à 5.002,55.

Les compartiments de l'énergie et des matières premières ont tiré le marché à la baisse dans le sillage des cours du brut, qui ont poursuivi leur glissade avec le brut léger américain qui a perdu jusqu'à 2,5% en séance, sous les 35 dollars le baril.

Les investisseurs ont par ailleurs digéré le relèvement d'un quart de point de l'objectif des fed funds, à 0,25-0,50%, perçu comme un signe de confiance dans l'économie américaine.

Cette première hausse de taux depuis juin 2006 a en outre été accompagnée de commentaires bien reçus de Janet Yellen, la présidente de la Fed, qui a réaffirmé que la normalisation de la politique monétaire serait graduelle et conditionnée à l'évolution de l'inflation, laquelle reste loin de l'objectif de 2% de la banque centrale.

"Le marché n'est pas parvenu à conserver ses gains de l'ouverture, mais c'était à prévoir après la forte hausse d'hier", commente Peter Cardillo, analyste chez First Standard Financial à New York.

L'attention des investisseurs va maintenant se porter sur les indicateurs à venir pour évaluer la capacité de l'économie à absorber des hausses de taux, ajoute-t-il.

Mais avec la poursuite de la glissade des cours des matières premières, ce sont bien les inquiétudes sur l'économie mondiale qui ont repris le dessus jeudi.

"Jusqu'à la fin de l'année, le pétrole et les matières premières vont revenir en tête des préoccupations", dit Karen Hiatt, gérante chez Allianz Global Investors à San Francisco.

Pour Hugh Johnson, qui a fondé sa société de gestion Hugh Johnson Advisors à Albany (New York), la chute des cours du brut et des métaux reflète le ralentissement de la croissance en Chine et "pose à cet égard de graves questions sur la demande mondiale et l'économie mondiale."

McDONALD'S DE RECORD EN RECORD

Neuf des dix grands indices sectoriels S&P ont fini en repli, les services aux collectivités étant le seul compartiment dans le vert (+0,10%).

Le secteur de l'énergie, en repli de 2,48%, a accusé la plus forte baisse, alourdi notamment par Conocophilips (-4,19%). Chevron et Exxon, composantes du Dow Jones, ont lâché respectivement 3,10% et 1,50%.

L'indice des matériaux a perdu 1,94%, plombé par le groupe minier Newmont Mining (-7,70%).

Apple (-2,12%), la première capitalisation américaine toujours affectée par des craintes de ralentissement de ses ventes d'iPhone, son produit phare, a retiré le plus de points au S&P et au Nasdaq. IBM (-1,82%) a pesé sur le Dow Jones, dont 29 des 30 composantes ont fini dans le rouge.

Oracle a chuté de 5,09% à 36,93 dollars, ses résultats trimestriels pourtant meilleurs que prévu n'ayant pas impressionné les investisseurs.

FedEx, qui a lui aussi battu le consensus lors du trimestre écoulé, a en revanche été recherché et le titre a pris 2,02% contre la tendance, à 151,84 dollars.

Le groupe alimentaire General Mills a été sanctionné d'un recul de 3,31% après l'annonce d'un chiffre d'affaires inférieur aux attentes.

Au sein du Dow Jones, McDonald's a atteint un record pour la troisième séance d'affilée, à 118,90 dollars, profitant du succès de ses petits déjeuners désormais servis à toute heure. Mais le titre a ensuite effacé ses gains et fini en repli de 0,29% à 117,50 dollars, laissant l'assureur-santé UnitedHealth (+0,33%) signer la seule hausse de l'indice à la clôture.

Quelque 8,0 milliards d'actions ont changé de mains sur les différentes plates-formes américaines, à comparer à une moyenne de 7,2 milliards sur les 20 dernières séances, selon les données Thomson Reuters.

Sur le marché des changes, le dollar est resté proche de ses plus hauts de deux semaines face à un panier de devises, soutenu par le resserrement monétaire de la Fed. En fin de séance, l'euro/dollar se traitait à 1,0819, en repli de 0,8% sur la séance, et le dollar/yen gagnait 0,4% à 122,68.

Les rendements des emprunts du Trésor se sont détendus, à respectivement 2,24% pour le 10 ans et 2,93% pour le 30 ans, témoignant de la confiance des investisseurs dans l'économie.

La hausse du dollar a pesé sur l'or qui a perdu 2% sur le marché au comptant, autour de 1.050,90 dollars l'once. (avec Abhiram Nandakumar à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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