17 décembre 2015 / 05:04 / il y a 2 ans

Wall Street salue la décision et les dires de la Fed

* Gain de 1,28% pour le Dow, de 1,45% pour le S&P, de 1,52% pour le Nasdaq

* La Fed relève les taux d'un quart de point

* Troisième hausse consécutive du S&P (Répétition sans changement d'une dépêche transmise mercredi soir)

par Rodrigo Campos

NEW YORK, 17 décembre (Reuters) - Wall Street a salué mercredi la décision annoncée par la Réserve fédérale de relever son taux d'intervention, et ce pour la première fois en près de dix ans, gage de sa confiance envers la solidité de l'économie des Etats-Unis.

Les marchés ont jugé que les déclarations de la Fed étaient plutôt accommodantes, un bon point pour les actifs à risque tels que les actions. Des secteurs défensifs récemment attaqués en anticipation du tour de vis monétaire sont ceux qui ont réalisé la meilleure performance grâce à des rachats à bon compte.

La Fed a été claire sur le fait que ce relèvement d'un quart de point n'était que le point de départ d'un cycle de resserrement monétaire "progressif" et qu'il évoluerait en fonction du comportement de l'inflation, qui reste pour l'heure bien éloignée de son objectif de 2%.

L'indice Dow Jones a gagné 224,18 points (1,28%) à 17.749,09 points. Le S&P-500, plus large, a pris 29,66 points (1,45%) à 2.073,07. Le Nasdaq Composite a avancé de 75,78 points (1,52%) à 5.071,13.

La hausse des taux a aussi une forte valeur de symbole car elle est intervenue sept ans jour pour jour après que la banque centrale eut ramené les taux à près de zéro, en pleine crise financière mondiale.

"La Fed se met en quatre pour persuader les marchés qu'en suivant une démarche 'progressive', elle ne lance pas un cycle de taux habituel; on s'en souviendra comme d'un cycle de resserrement exceptionnellement relâché", a dit Mohamed El-Erian (Allianz).

"C'est un communiqué de Noël", a réagi John Augustine (Huntington Wealth & Investment Management) pour sa part. La Fed "a donné à l'épargnant un peu plus d'intérêts, à l'investisseur un peu plus de confiance dans l'économie, à l'entreprise un peu plus d'espérance en l'inflation", a-t-il ajouté. "Ce qui a le plus retenu notre attention c'est cette position de faucon dans une déclaration de colombe".

A l'exception d'un seul, celui de l'énergie qui a perdu 0,5% en raison de la baisse continue des cours pétroliers, les 10 grands secteurs de l'indice S&P-500 ont fini en hausse. La plus forte avancée, de 2,6%, revient aux "utilities" .

Aux valeurs, General Electic a gagné 2,2% à 30,98 dollars. Le conglomérat a déclaré mercredi, avant la clôture, s'attendre à une hausse de son bénéfice d'exploitation en 2016 susceptible d'atteindre quasiment 15%, dans une fourchette de 1,45 à 1,55 dollar par action.

Apple a cédé 0,8% à 111,34 dollars, plusieurs intermédiaires financiers estimant que le groupe à la pomme vendra moins d'iPhones l'an prochain qu'on ne le pensait jusqu'à présent. Attestant de ces doutes, l'action a perdu 4,4% durant le mois écoulé et 18% environ par rapport à son plus haut record de 134,54 dollars du 28 avril.

Disney a gagné 1,45% à 113,79 dollars, avec la sortie du septième volet de la saga "Star Wars", intitulé "Le réveil de la Force".

Le volume a été de l'ordre de 8,6 milliards de titres échangés, au-dessus de la moyenne de 7,2 milliards des 20 dernières séances.

La hausse des taux de la Fed a finalement profité au dollar, qui a progressé face à un panier de devises de référence. Le dollar avait évolué en dents de scie dans un premier temps, après les annonces de la banque centrale et la conférence de presse de la présidente Janet Yellen.

Mais les prévisions données par la Fed présupposent un rythme de quatre hausses d'un quart de point l'an prochain, plus marqué que le marché l'avait anticipé, ce qui a permis au dollar de remonter tout à fait dans le vert.

Réagissant eux aussi à la décision monétaire de l'institut d'émission, les rendements des échéances les plus courtes des Treasuries ont nettement monté.

Les traders avaient augmenté leurs positions d'aplatissement de la courbe des rendements dans l'attente d'une hausse des taux cette année, ce qui impliquait de réduire les encours de titres courts et d'augmenter ceux des échéances les plus longues. (Avec Jennifer Ablan et David Randall, Tariro Mzezewa et Sam Forgione, Wilfrid Exbrayat pour le service français)

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