12 novembre 2015 / 17:29 / dans 2 ans

LEAD 2-Vers un sommet UE-Turquie sur la crise migratoire

(Actualisé, fin du sommet)

par Alastair Macdonald

LA VALETTE, 12 novembre (Reuters) - Réunis jeudi à La Valette, la capitale maltaise, les dirigeants européens sont convenus d‘inviter prochainement le président turc Recep Tayyip Erdogan à un sommet, fin novembre ou début décembre, pour examiner les moyens d‘enrayer le flot de migrants vers l‘Union européenne.

L‘Europe est engagée dans une “course contre la montre” pour sauver l‘espace Schengen et mettre en place un contrôle renforcé des flux migratoires à ses frontières extérieures, a souligné Donald Tusk, le président du Conseil européen.

Le numéro deux de la Commission européenne, Frans Timmermans, mène actuellement des négociations avec Ankara et a proposé que le sommet avec le président Erdogan se tienne le 22 novembre mais le président français François Hollande a annoncé que cette date ne pourrait pas convenir.

La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu‘aucune date n‘avait encore été fixée et a évoqué la possibilité que ce sommet puisse avoir lieu fin novembre ou début décembre.

“Il s‘agit d‘un sommet UE-Turquie pour démontrer que nous travaillons très étroitement les uns avec les autres et que nous partageons de manière raisonnable les défis nés de la guerre civile en Syrie et des situations difficiles dans d‘autres pays”, a dit Angela Merkel.

Pour le Premier ministre grec Alexis Tsipras, il est clair que le salut de l‘UE passe par la Turquie. “Il est évident que la seule chance de stopper ce flot (migratoire), c‘est de parvenir à un accord avec la Turquie”, a-t-il déclaré.

La Commission européenne propose d‘accorder à la Turquie une subvention de trois milliards d‘euros sur les deux prochaines années afin de s‘occuper des deux millions de réfugiés syriens qui sont sur son sol. Cinq cents millions proviendraient du budget de l‘UE et le reste des vingt-huit Etats membres, en fonction de leur richesse nationale, selon le projet de la Commission.

“COURSE CONTRE LA MONTRE”

A Berlin, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré que l‘Allemagne devrait financer seule l‘aide à Ankara si les pays de l‘Union n‘arrivaient pas à se mettre d‘accord. “Si les Européens ne peuvent assurer qu‘une partie du projet, je juge raisonnable que l‘Allemagne consente à faire une avance ou qu‘elle paye elle-même”, a-t-il dit lors d‘une réunion de son parti.

Pour Donald Tusk, “sauver Schengen est une course contre la montre et nous sommes déterminés à remporter cette course”.

“Cela suppose, d‘abord et avant tout, de rétablir les contrôles aux frontières extérieures. Sans contrôles frontaliers efficaces, les accords de Schengen ne survivront pas”, a-t-il dit.

Le dirigeant européen a pris en exemple la décision de la Suède de rétablir des contrôles sur les arrivées de personnes en provenance d‘autres pays de l‘UE ainsi que les dispositions prises par la Slovénie, qui a commencé à ériger une clôture sur une partie de sa frontière. (voir et )

“Nous devons nous presser mais sans panique”, a ajouté l‘ancien Premier ministre polonais.

Le sommet dans la capitale maltaise a été précédé, mercredi, d‘une rencontre avec des dirigeants africains également consacrée à la crise migratoire. Ce sommet UE-Afrique avait été imaginé il y a six mois, après la mort de plus de 800 migrants dans le naufrage d‘un navire au large de la Libye. (avec Andreas Rinke, Madeline Chambers et Karolina Tagaris; Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français)

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