9 novembre 2015 / 12:27 / il y a 2 ans

France-Macron veut accélérer l'adaptation au numérique

PARIS, 9 novembre (Reuters) - Emmanuel Macron a esquissé lundi les grandes lignes de sa deuxième grande loi, qui vise à aider l'économie française à s'adapter à la révolution numérique et faire en sorte que chacun trouve sa place dans cette transformation.

Comme la loi sur la croissance et l'activité votée cet été, le nouveau texte du ministre de l'Economie traitera d'une multiplicité de sujets : financement des entreprises innovantes marché du travail, formation mais aussi modernisation des secteurs comme la santé, la mobilité, les médias.

Présentant lundi cette future loi baptisée Nouvelles opportunités économiques (Noé), Emmanuel Macron a déclaré que la France n'avait de toutes façons "pas le choix" face à la révolution numérique.

"Tous les secteurs sont touchés ou vont être touchés et sans doute ne mesure-t-on pas bien la rapidité avec laquelle certains le seront", a-t-il dit lors d'un colloque organisé à Bercy. "Lutter contre ces changements serait une erreur profonde."

Le nouveau projet se donne pour but de transformer les risques identifiés en opportunités en favorisant tout autant l'innovation, l'agilité des entreprises dans les secteurs installés que le financement des starts-ups.

Il faudra attendre la mi-décembre pour que le travail engagé débouche sur l'annonce de premières mesures. D'autres suivront en janvier pour nourrir le projet de loi qui sera débattu ensuite au Parlement.

FONDS DE PENSION A LA FRANÇAISE

Emmanuel Macron a évoqué lundi quelques pistes comme une adaptation du cadre fiscal pour permettre le financement en fonds propres des jeunes entreprises en forte croissance, un secteur peu développé dans la finance française.

"Il faut développer une forme de fond de pension à la française et adapter notre cadre fiscal", a-t-il dit.

S'agissant du marché du travail, il a évoqué un assouplissement des qualifications nécessaires pour avoir accès à certains métiers du bâtiment ou de l'artisanat.

Dans le prolongement de son déplacement de vendredi à Rennes, où il a plaidé pour le développement des micro-entreprises, le ministre de l'Economie a dit vouloir faciliter l'entrepreneuriat individuel, dans lequel il voit un moyen pour les plus fragiles de s'insérer sur le marché de l'emploi.

A l'heure où le numérique change la donne du salariat dans plusieurs secteurs, il s'agira aussi de "faciliter le passage d'un statut à l'autre", a-t-il indiqué.

"Ce que je veux, c'est qu'on ait le choix. Personne n'a le droit de choisir pour les autres, ni le gouvernement, ni les corporatismes établis", a poursuivi Emmanuel Macron, qui s'était attiré les foudres de syndicats avec certaines dispositions de sa première loi comme l'extension du travail le dimanche.

Les ministres des Finances et du Travail, Michel Sapin et Myriam El Khomri, seront associés à son texte, dont certains éléments requerront une simple mobilisation des acteurs privés sans passage par la loi. (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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