22 octobre 2015 / 13:01 / il y a 2 ans

Principaux extraits de la conférence de presse de Draghi

LA VALETTE, 22 octobre (Reuters) - Voici les principaux extraits de la conférence de presse donnée jeudi par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, après que l'institut d'émission a, comme prévu, maintenu ses taux directeurs inchangés.

POLITIQUE MONETAIRE

"Notre jugement aujourd'hui est que l'orientation de la politique monétaire qui a été dessinée, avec les mesures de politique monétaire annoncées en janvier, avec les mesures d'assouplissement du crédit annoncées dans le courant de 2014, est essentielle pour entraîner la reprise de la production et la convergence de l'inflation vers l'objectif d'une inflation inférieure mais proche de 2 pour cent à moyen terme.

"Ces objectifs sont fondées sur la mise en oeuvre complète de cette politique monétaire, c'est l'évaluation actuelle. Cependant, si nous devions constater que les hypothèses techniques sous-jacentes à ces projections se sont détériorées ou que les risques baissiers augmentent ou se matérialisent plus avant, nous pourrions tout à fait modifier le montant, la composition, le profil de tous nos instruments de politique monétaire en tant que de besoin."

TOUTE LA GAMME DES INSTRUMENTS DÉBATTUE

Interrogé sur les options que la BCE considérera en décembre, Draghi a dit : "Nous sommes prêts à agir si nécessaire (...) et nous sommes prêts à considérer toute la gamme des instruments de politique monétaire (...) Le Conseil des gouverneurs a demandé au comité compétent d'examiner le pour et le contre de différentes mesures (...) L'attitude n'est pas l'attentisme mais le travail et l'évaluation."

TAUX DE DEPÔT NÉGATIF

"Chaque fois que les anticipations d'inflation deviennent de plus en plus négatives nous avons des taux réels de plus en plus élevés.

"C'est l'une des raisons pour lesquelles nous envisageons d'autres mesures de politique monétaire non conventionnelles, l'une d'entre elles étant le taux négatif sur la facilité de dépôt.

"Donc, nous avons vu cela. Nous avons décidé il y a un an que cela serait le plancher (...) et maintenant nous réfléchissons à cela. Nous n'avons pris aucune décision là-dessus. C'est une discussion franche sur toutes les politiques monétaires, nous avons débattu de certains autres instruments de politique monétaire en dehors de celui-là."

LUTTE CONTRE LA DÉFLATION

"Les projections (d'inflation) sont fondées sur (...) une mise en oeuvre complète du programme d'assouplissement quantitatif annoncé en janvier.

"Elles sont aussi fondées sur un ensemble d'hypothèses sur les cours du pétrole, la demande extérieure, la croissance de la production et ainsi de suite. (...) Ces conditions peuvent changer et potentiellement se dégrader (donc) nous devons réajuster notre programme d'assouplissement quantitatif (...) ou l'orientation de notre politique monétaire.

"Une inflation plus faible (...) augmente la valeur réelle de la dette.

"Des taux d'intérêt bas soutiennent la consommation et cela est essentiel pour la reprise de la croissance et l'activité économique.

"Mais pour combattre la faible inflation (...) nous voulons juste nous conformer à notre mandat, qui est de ramener l'inflation à un niveau proche de mais inférieur à 2% à moyen terme."

TAUX DE CHANGE

"Le taux de change n'est pas un objectif pour la BCE, il ne l'a jamais été et ne l'est pas maintenant. (...) Mais il est déterminant pour la stabilité des prix.

"L'un des risques baissiers entourant nos projections d'inflation vient du taux de change.

"Comme je l'ai dit auparavant, le taux de change effectif nominal s'est apprécié au cours des derniers mois, à un niveau assez significatif.

"Mais laissez-moi le réaffirmer : le taux de change n'est pas un objectif de la politique de la BCE. Il ne l'a jamais été et il ne l'est pas maintenant. Cependant, il est important, comme je viens de le dire, pour la stabilité des prix et la croissance."

ANTICIPATIONS D'INFLATION

"Depuis notre dernière réunion, les anticipations d'inflation à court terme ont reculé mais les anticipations à plus long et moyen termes ont augmenté, après un certain recul à la suite de notre dernière réunion, et sont presque inchangées depuis lors.

"Nous voyons que ces développements valent aussi bien pour les anticipations d'inflation de marché que pour les anticipations d'inflation résultant des enquêtes."

RISQUES BAISSIERS

"Les risques sur les perspectives de croissance de la zone euro demeurent orientés à la baisse, reflétant en particulier les incertitudes accrues concernant les développements dans les économies émergentes, qui peuvent potentiellement peser encore sur la croissance mondiale et la demande étrangère pour les exportations de la zone euro."

PROGRAMME D'ACHATS D'ACTIFS

"Le programme d'achats d'actifs se déroule bien et continue d'avoir un effet favorable sur le coût et la disponibilité du crédit pour les entreprises et les ménages."

REPRISE DE LA DEMANDE

"La reprise de la demande intérieure au sein de la zone euro continue d'être entravée par les nécessaires ajustements des bilans dans un certain nombre de secteurs et la lenteur des réformes structurelles."

SUR LA CHINE

"Il y a trois canaux par lesquels l'effet du ralentissement (de l'économie chinoise) peut être transmis (à la zone euro).

"Un canal est le commerce direct. L'exposition de la zone euro à la Chine n'est pas très significative - 6 pour cent du total. Dans certains pays, ce chiffre est plus élevé, 10 pour cent, comme en Allemagne. Cela n'a rien de très exceptionnel.

"Les canaux indirects... les changements dans les cours du pétrole, des prix des matières premières qu'une récession plus marquée en Chine impliquerait. Le troisième canal est le canal financier. Ce n'est pas une exposition très significative (pour la zone euro).

"Ensuite, il y a un autre canal, le canal de la confiance. La croissance en Chine n'a pas affecté la confiance dans le reste du monde et spécifiquement dans la zone euro... La projection de croissance pour cette année pour la Chine est supérieure à 6 pour cent. Evidemment toute surprise importante serait susceptible d'affecter la confiance à l'échelle mondiale."

COURS DU PETROLE

"Les prix du pétrole sont bas à cause des conditions de l'offre, les conditions de la demande ne jouent qu'un rôle mineur. Des analyses récentes suggèrent que nous devrions être plus conscients de cela. La production de pétrole a été dans le passé plus orientée par les projections de la demande, qui se sont révélées ultérieurement plus faibles qu'attendu."

Marc Joanny, édité par Patrick Vignal

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below