5 octobre 2015 / 07:54 / il y a 2 ans

Rosengren (Fed)-Hausse des taux possible en 2015 malgré l'emploi

BOSTON, 5 octobre (Reuters) - Le président de la Réserve fédérale de Boston s'attend toujours à une hausse des taux directeurs américains cette année en dépit du net ralentissement des créations d'emploi cet été qui pourrait annoncer un tassement de l'activité et un report du durcissement de la politique monétaire.

Eric Rosengren a dit que le ralentissement du marché, qui ressort du rapport sur l'emploi pour le mois de septembre publié vendredi, a renforcé sa sensibilité à la performance de l'économie pour le restant de l'année.

Si le rythme de croissance passait en dessous de 2% à 2,5% l'an au deuxième semestre ou si le taux de chômage augmentait par rapport à son niveau actuel de 5,1%, il préférerait reporter à l'année prochaine la hausse des taux, a-t-il déclaré lors d'un entretien à Reuters ce week-end.

Rosengren, tenant d'une politique monétaire accommodante et qui votera à nouveau lors des comités de politique monétaire de la Fed l'année prochaine, a ajouté qu'il n'avait pas besoin de constater que l'inflation et les salaires augmentent effectivement pour soutenir une première hausse des taux.

"Si nous attendons trop longtemps, nous courons le risque de relever les taux plus brusquement et je pense que cela accroît simplement la probabilité que nous fassions plus d'erreurs.

Mais le marché du travail, qui a connu une nette amélioration depuis la récession, est déterminant.

"C'était assurément un rapport sur l'emploi médiocre", a-t-il dit en référence au rapport sur l'emploi pour le mois de septembre.

"Nous devons comprendre s'il s'agissait d'une anomalie ou s'il était le symptôme d'un affaiblissement plus large de l'économie que nous ne l'attendions."

"Un seul rapport ne nous dit pas tout, nous devrons voir les données à venir."

Les propos de Rosengren sont susceptibles d'aider à clarifier ce que la Réserve fédérale entend par la "dépendance aux données" pour décider de relever les taux, une approche qui a créé une certaine confusion sur les marchés après le statu quo du mois dernier.

L'économie américaine n'a créé que 142.000 emplois en septembre et les chiffres de juillet et d'août ont été révisés en baisse, selon les données publiées vendredi par le ministère du Travail.

Les investisseurs ont réagi à ces chiffres en ramenant à 30% la probabilité d'une hausse des taux d'ici la fin de l'année en dépit des déclarations de plusieurs responsables monétaires américains, dont la présidente de la Fed Janet Yellen, en faveur d'une hausse des taux avant la fin de l'année.

Prié de dire s'il soutiendrait une hausse des taux même si la probabilité ressortant des anticipations de marché demeurait à 30%, Rosengren a répondu : "Oui, si c'est la décision appropriée à prendre."

"Je ne pense que les marchés ont un pouvoir de veto sur ce que nous allons faire", a-t-il dit ajoutant que la probabilité pourrait augmenter si les données sur l'économie s'améliorent.

Pour lui, la question est désormais de savoir si la consommation des ménages américains et d'autres poches de solidité de l'économie peuvent compenser la faiblesse des exportations et d'autres secteurs de l'économie affaiblis par la baisse des cours des matières premières et le ralentissement de l'activité économique mondiale.

Le compte-rendu du comité de politique monétaire de la Fed des 16 et 17 septembre qui avait débouché sur un statu quo sur les taux sera publié jeudi.

Jonathan Spicer, Marc Joanny pour le service français, édité par Véronique Tison

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