24 juin 2015 / 08:29 / dans 2 ans

BOURSE-Bouygues Tel rejette l'offre de SFR, les télécoms chutent

* Les Telcos, enfiévrés lundi par l‘offre d‘Altice, rechutent

* Bouygues Tel ne donne pas suite au projet avec Numericable-SFR

* Martin Bouygues estime que sa filiale a les atouts pour se battre

* Volumes élevés, le scénario d‘une consolidation s‘éloigne

PARIS, 24 juin (Reuters) - Le secteur des télécoms dans son ensemble dégringole mercredi matin à la Bourse de Paris dans des volumes étoffés, après le rejet par Bouygues de l‘offre de rachat d‘Altice sur Bouygues Telecom, dernier rebondissement en matière de consolidation qui avait enfiévré le marché lundi.

Le conseil d‘administration du groupe de BTP, de médias et de télécommunications a décidé mardi soir de ne pas donner suite à l‘offre de la maison mère de Numericable-SFR, que des sources proches du dossier ont chiffrée à dix milliards d‘euros, invoquant des risques sur l‘exécution du projet et sur l‘emploi.

Mercredi matin sur RTL, le PDG du groupe de BTP, de médias et de télécommunications, Martin Bouygues, a estimé que Bouygues Telecom avait désormais tous les atouts pour se battre sur un marché à quatre opérateurs.

Vers 10h15, Bouygues chute de 7,56%, Numericable-SFR dégringole de 10,2%, Altice perd 6,1%, Iliad abandonne 5,6% et Orange recule de 2,8%.

Les volumes échangés en Bourse sont déjà élevés sur les valeurs du secteur, et plus particulièrement sur Bouygues (1,4 fois la moyenne quotidienne des trois derniers mois sur Euronext) et Iliad (1,2 fois). Du côté de Numericable-SFR, les volumes représentant déjà la moitié de ceux négociés habituellement sur l‘ensemble d‘une séance.

A titre de comparaison, les volumes du SBF 120 sont équivalant à 11% de leur moyenne journalière habituelle.

“L‘hypothèse d‘une consolidation du marché français a maintenant complètement disparu à nos yeux”, commente Raymond James dans une note. “Avec à l‘horizon la possibilité d‘une nouvelle accentuation de la concurrence.”

L‘indice CAC 40 gagne 0,11% tandis que l‘indice Stoxx du secteur télécoms européen recule de 0,29%.

Le marché français des télécommunications s‘est profondément transformé depuis 2012, date de l‘arrivée d‘un quatrième opérateur, Free, détenu par Iliad, qui a entraîné notamment une guerre des prix acharnée et acculé Bouygues Telecom à une profonde restructuration.

Après le rejet par Bouygues de l‘offre sur sa filiale de téléphonie mobile, Jefferies n‘envisage pas non plus une nouvelle opération de consolidation à court terme sans l‘exclure à plus longue échéance .

“Nous avons déjà argué qu‘il était improbable de voir un rapprochement Bouygues Tel-Numericable obtenir le feu vert du régulateur avant les enchères des fréquences de 700 MHz en novembre”, souligne le courtier dans une note. “Ceci dit, les obstacles pourraient se dissiper une fois les enchères bouclées, à la fin du 4e trimestre 2015, et Bouygues Telecom pourrait alors être réévalué sur une base connue.” (Alexandre Boksenbaum-Granier et Gilles Guillaume, édité par Marc Joanny)

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