2 janvier 2015 / 06:04 / il y a 3 ans

Le calendrier 2015 de l'actualité internationale

(Répétition sans changement d‘une dépêche diffusée jeudi)

PARIS, 2 janvier (Reuters) - Agenda de l‘actualité internationale en 2015.

1ER JANVIER

La Lituanie a officiellement adopté l‘euro, devenant le 19e Etat membre de la zone euro.

La Lettonie, qui succède à l‘Italie, prend pour six mois la présidence tournante de l‘Union européenne.

La présidence du G7 sera assumée cette année par l‘Allemagne.

20 JANVIER

A Washington, Barack Obama prononce devant les deux chambres du Congrès son discours annuel sur l‘état de l‘Union.

Les Etats-Unis entreront très vite ensuite dans la longue campagne des primaires qui doivent désigner le candidat du Parti démocrate et celui du Parti républicain à l‘élection présidentielle de 2016. Côté républicain, Jeb Bush, fils et frère d‘ex-présidents, a annoncé qu‘il lancerait en janvier un “comité d‘action politique”; côté démocrate, Hillary Clinton est largement pressentie pour se lancer dans la course.

Dans la foulée de l‘annonce historique du 17 décembre dernier, une délégation du département d‘Etat est par ailleurs attendue courant janvier à La Havane pour préparer la normalisation des relations entre les deux pays plus de cinquante ans après leur rupture, en 1961.

25 JANVIER

Elections législatives anticipées en Grèce.

D‘après les derniers sondages disponibles, le parti de gauche Syriza, qui entend renégocier les conditions de l‘aide financière internationale accordée à Athènes et effacer une partie de la dette, est en tête des intentions de vote mais son avance sur le parti conservateur Nouvelle démocratie du Premier ministre Antonis Samaras s‘est réduite.

Aucune formation ne semble pouvoir décrocher seule la majorité absolue des 300 élus du Parlement. (voir )

14 FEVRIER

Election présidentielle au Nigeria.

Confronté à l‘insurrection des islamistes de Boko Haram, qui veulent créer un califat dans le nord du pays, le président sortant Goodluck Jonathan brigue un second mandat face à son adversaire malheureux de 2011, Muhammadu Buhari.

La situation sécuritaire dans le nord-est, où l‘armée est impuissante à lutter contre Boko Haram, risque de troubler le déroulement du scrutin. L‘état d‘urgence est en vigueur depuis un an et demi dans les Etats de Yobe, Borno et Adamawa.

DEBUT MARS

La Commission européenne, qui juge les réformes trop timides et le déficit budgétaire trop élevé, s‘est donnée jusqu‘au début du mois de mars pour statuer sur le budget de la France et sa conformité aux engagements européens.

L‘Italie de Matteo Renzi est elle aussi sous surveillance.

17 MARS

Législatives anticipées en Israël.

Confronté à la fronde de ses alliés centristes, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a décidé de dissoudre la Knesset et d‘anticiper le retour dans les urnes.

La dirigeante centriste Tzipi Livni, son ex-ministre de la Justice, a décidé de faire liste commune avec l‘opposition travailliste. Cette alliance formelle unissant le Parti travailliste et Hatnuah, la formation centriste de Livni, pourrait menacer le Likoud de Netanyahu.

Côté palestinien, Mahmoud Abbas a accéléré sur la voie d‘une “internationalisation” de la recherche d‘une solution au conflit israélo-palestinien. Après l‘échec le 30 décembre d‘un projet de résolution présenté au Conseil de sécurité de l‘Onu, il a signé le 31 décembre une vingtaine de conventions internationales, dont le statut de la Cour pénale internationale. (voir )

PRINTEMPS

Elections législatives en Grande-Bretagne.

Le futur gouvernement britannique devrait être dirigé par le Premier ministre conservateur sortant David Cameron ou le chef de file de l‘opposition travailliste Ed Miliband mais le Parlement de Westminster pourrait rendre indispensable une nouvelle coalition.

Dans ce rapport de forces parlementaires, le parti de l‘indépendance du Royaume-Uni (UKIP), anti-immigration et europhobe, de Nigel Farage pourrait jouer les faiseurs de roi, de même que le Parti national écossais (SNP), que l‘échec du référendum d‘indépendance du 18 septembre dernier, loin de l‘affaiblir, a considérablement renforcé en Ecosse.

Si Cameron est réélu, il a promis d‘organiser en 2017 un référendum sur une sortie de l‘Union européenne.

30 JUIN

Nucléaire iranien.

Fin novembre, l‘Iran et les puissances du P5+1 (Etats-Unis, Chine, France, Grande-Bretagne, Russie + Allemagne) ont décidé de se donner sept mois de plus pour tenter de trouver un accord définitif à même de régler une crise qui a éclaté en 2002.

Les principaux points de désaccord portent sur l‘étendue du programme d‘enrichissement de l‘Iran, le rythme de la levée des sanctions qui affectent l‘économie iranienne depuis 2007 et la durée d‘application de l‘accord attendu.

D‘après le ministère iranien des Affaires étrangères, les discussions devraient reprendre le 15 janvier.

AUTOMNE

Elections législatives en Espagne.

Révélation des dernières élections européennes, le parti Podemos, issu du mouvement des Indignés contre l‘austérité, a réussi en un an à peine à s‘imposer dans le jeu politique et à ébranler le bipartisme de mise depuis le retour de la démocratie en Espagne.

Des sondages donnent même le parti dirigé par le jeune et charismatique Pablo Iglesias en tête des intentions de vote devant le Parti populaire (PP, conservateur) du président du gouvernement Mariano Rajoy et du Parti socialiste (PSOE).

Podemos prône notamment une réforme de la fiscalité qui taxerait le capital davantage que le travail et alourdirait l‘imposition des plus riches. Il propose aussi de réduire la durée légale du travail de 40 à 35 heures par semaine.

30 NOVEMBRE-11 DECEMBRE

Conférence Climat à Paris.

La COP-21, ou 21e conférence des pays signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), est présentée comme la dernière chance offerte à la communauté internationale pour parvenir à un accord global sur la lutte contre le réchauffement.

L‘objectif est de contenir sous les 2°C l‘élévation des températures moyennes d‘ici la fin du siècle.

Contrairement à Copenhague, en 2009, qui s‘était achevé sur un échec retentissant, l‘accord ne se focaliserait plus sur des engagements contraints de réduction des effets de gaz à effet de serre mais plutôt sur des engagements volontaires. (avec les bureaux de Reuters; édité par Henri-Pierre André)

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