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Sociétés

Le gaz de Méditerranée orientale bon pour l'Europe, dit Israël

LONDRES/TEL AVIV, 11 mars (Reuters) - Grâce aux énormes réserves de gaz en cours de développement en Méditerranée orientale, Israël et Chypre s’estiment tous deux bien placés pour aider l’Europe à réduire sa dépendance au gaz russe, une question devenue encore plus pressante avec l’occupation de la Crimée par les forces liées à Moscou.

“Les récents événements en Europe (...) et l’aspiration de différents pays à diversifier leur approvisionnement en gaz mettent un nouveau coup de projecteur sur nos ressources massives et donnent un tour international à nos projets”, a déclaré Gideon Tadmor, directeur général de la société d’exploration Avner Oil, lors d’une conférence à Tel Aviv mardi.

Les réserves de gaz découvertes dans le bassin Levantin, la partie la plus orientale de la Méditerranée, se montent pour l’instant à 1.000 milliards de mètres cubes, soit suffisamment pour couvrir les besoins de l’Europe en gaz pour plus de deux ans.

Israël, qui a découvert plus de 80% de ce gaz, a prévu d’exporter 40% de ses réserves. Chypre indique de son côté qu’elle vendra presque toute sa production de gaz à l’étranger.

“Nous considérons Léviathan (ndlr, le principal gisement gazier d’Israël) comme fournisseur, non seulement des besoins d’Israël, mais aussi des besoins de la région (...) via des gazoducs, et ensuite, dans une deuxième phase, ce sera sans doute des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL)”, a déclaré Charles Davidson, PDG de l’américain Noble Energy, une des sociétés qui participent au développement du gaz de la région.

Selon Gideon Tadmor, le conflit israélo-palestinien et le différend entre la Turquie et Chypre ne devraient pas empêcher ce développement.

Israël a fait un premier pas pour se positionner comme exportateur de gaz naturel en février en autorisant l’australien Woodside Petroleum, acteur important du GNL, à prendre une participation de 25% dans le gisement Léviathan.

Et cette semaine, la Grèce a lancé un appel d’offres pour étudier la faisabilité d’un gazoduc qui transporterait le gaz d’Israël et de Chypre.

L’italien Edison serait pour sa part en discussion pour le rachat de deux gisements gaziers israéliens à Noble Energy et à l’israélien Delek Drilling. ([voir ID:nL6N0M33OD])

RENVOI

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ECLAIRAGE: Washington étudie l’arme du gaz dans la crise en Ukraine, (Danielle Rouquié pour le service français)

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