March 8, 2013 / 12:32 PM / 7 years ago

Un allié de Merkel évoque une sortie de l'Italie de la zone euro

BERLIN, 8 mars (Reuters) - L’un des principaux dirigeants des libéraux allemands, partenaires de gouvernement d’Angela Merkel, a déclaré jeudi soir que l’Italie devait choisir entre un abandon de l’euro ou la poursuite d’une cure d’austérité drastique.

Les élections législatives des 24 et 25 février en Italie n’ont pas dégagé de majorité en raison notamment de la percée du Mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo, virulent détracteur de la politique de rigueur mise en oeuvre depuis novembre 2011, à l’incitation de ses partenaires européens, par Mario Monti. Ce dernier a en revanche essuyé un échec électoral.

“La décision de s’ajuster à la monnaie unique est une décision que l’Italie doit prendre pour elle-même, ce n’est pas à nous de la prendre. Si l’Italie ne veut pas le faire, elle doit en tirer les conséquences”, a déclaré Rainer Brüderle, chef du groupe parlementaire du Parti libéral (FDP) au Bundestag, à l’antenne de la ZDF.

L’Allemagne est perçue par une partie des Italiens comme la responsable intransigeante des politiques d’austérité mises en oeuvre dans la zone euro. Durant la campagne électorale, Silvio Berlusconi a multiplié les attaques contre la chancelière allemande Angela Merkel. Il a permis au centre-droit de combler quasiment tout son retard sur le centre-gauche, arrivé de peu en tête.

En visite en Allemagne, le président italien Giorgio Napolitano a pour sa part annulé le 27 février un dîner avec Peer Steinbrück, le candidat du Parti social-démocrate (SPD) à la chancellerie lors des élections législatives allemandes prévues en septembre. Ce dernier avait auparavant qualifié Beppe Grillo et Silvio Berlusconi de “clowns”.

Pour Rainer Brüderle, qui dirige la campagne du FDP pour ces législatives, l’Italie, pendant des années, n’a pas entrepris les réformes nécessaires et son économie n’est pas asez compétitive.

“Quel est le problème essentiel de l’Italie? L’Italie n’est pas compétitive. Ils ne sont pas capables de gagner ce qu’ils pensent être en droit de dépenser”, a dit le responsable libéral.

“Le chômage élevé n’est pas la responsabilité de Bruxelles ni des responsables politiques allemands (...) C’est trop facile de ne faire que se plaindre.”

Ces déclarations lui ont valu de vives critiques de l’opposition sociale-démocrate.

Joachim Poss, un des responsables du SPD au parlement, a dénoncé des “propos irresponsables” et jugé que Rainer Brüderle et le FDP avaient “déjà contribué à la déstabilisation de la zone euro” avec leurs réticences à soutenir les plans de soutien aux pays en difficulté. (Annika Breidthardt, Bertrand Boucey pour le service français)

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