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L'Irak veut remplacer Exxon par des russes à Qurna-presse

MOSCOU, 11 octobre (Reuters) - L’Irak envisage de remplacer ExxonMobil par des groupes russes pour l’exploitation du gisement pétrolier de Qurna-1 en réaction à la signature, jugée illégale par Bagdad, d’un accord entre le géant américain et le Kurdistan, rapporte jeudi une publication spécialisée.

D’autres géants pétroliers, comme Total et Chevron , ont également conclu des contrats avec cette région kurde du nord de l’Irak, provoquant la colère du gouvernement central. (voir )

Selon la lettre hebdomadaire spécialisée Nefte Compass, qui cite des sources industrielles, l’Irak envisage de remplacer Exxon par les russes Lukoil ou Gazprom Neft, tous deux déjà présents dans le pays.

Le dossier devait être évoqué lors de la rencontre mercredi entre le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et le président russe Vladimir Poutine mais, aucune offre n’ayant été annoncée, on ignore si une telle proposition a été faite.

Un porte-parole de Lukoil, deuxième producteur russe de pétrole, qui exploite déjà le gisement voisin de Qurna-2, a déclaré que le groupe n’envisageait pas d’augmenter son exposition dans le pays en acquérant une participation dans West Qurna-1.

Du côté de Gazprom Neft, bras pétrolier du géant russe Gazprom, personne n’a pas souhaité faire de commentaire.

Des sources ont dit à Reuters que Rosneft, premier pétrolier russe, pourrait faire équipe avec Exxon en Irak, les deux groupes ayant conclu un accord de principe pour exploiter conjointement des gisements situés dans l’Arctique .

Rosneft n’a pas souhaité faire de commentaire sur son éventuelle arrivée sur le marché irakien.

Lors de sa rencontre avec Nouri al Maliki, mercredi, Vladimir Poutine a appelé la Russie à renforcer sa présence en Irak, pays membre de l’Opep.

Des sources ont cependant déclaré que Gazprom Neft n’envisageait pas de geler ses projets au Kurdistan. Le groupe est déjà présent en Irak, près de la frontière iranienne, où il espère produire environ 15.000 barils par jour dès 2013. (Vladimir Soldatkin avec Olesya Astakhova, Mathilde Gardin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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