October 2, 2012 / 6:23 AM / 6 years ago

Le Kazakhstan veut se renforcer dans son gisement de Kachagan

ASTANA, 2 octobre (Reuters) - Le Kazakhstan a fait état mardi de son intention de récupérer la participation de 8,4% du groupe américain ConocoPhillips dans le gisement pétrolier de Kachagan, situé en mer Caspienne sous les eaux territoriales du pays.

“Ils nous ont informé de leur intention de vendre”, a déclaré le ministre kazakh du Pétrole et du Gaz, Sauat Mynbayev, à des journalistes. Lyazzat Kiinov, président de la compagnie pétrolière nationale KazMunaiGas, a de son côté annoncé son “intérêt” pour la reprise des 8,4% de ConocoPhillips.

Le Kazakhstan, principale économie d’Asie centrale, s’efforce depuis plusieurs années de remettre la main sur des richesses nationales concédées à des sociétés étrangères dans la période qui a suivi l’effondrement du pouvoir soviétique.

KazMunaiGas est ainsi entré au capital du projet de Kachagan en 2005 et a depuis doublé sa participation à 16,81%.

Le développement de ce gisement géant, plus grande découverte pétrolière depuis Prudhoe Bay (Alaska) dans les années 1960, a été contrarié par des retards, surcoûts et complications techniques depuis qu’il a été déclaré commercialement viable il y a dix ans

Selon Sauat Mynbayev, Kachagan devrait commencer à produire du pétrole d’ici mars 2013.

“Le consortium avait l’intention de démarrer la production en décembre, mais cet objectif semble difficile à atteindre. Ce sera quelque part vers la fin mars”, a dit le ministre en marge d’une conférence internationale sur l’énergie.

Le Kazakhstan, neuvième pays mondial par la superficie avec une population de seulement 16,7 millions d’habitants, abrite 3% des réserves pétrolières recouvrables de la planète. Le pays a produit 80 millions de tonnes de brut en 2011 et compte augmenter ce total de 60% d’ici la fin de la décennie, grâce notamment à l’exploitation du gisement de Kachagan.

Les autres actionnaires du consortium, avec des participations du même ordre que celle de KazMunaiGas, sont le français Total, l’italien Eni, l’américain ExxonMobil et l’anglo-néerlandais Royal Dutch Shell . Le japonais Inpex détient 7,56%. (Robin Paxton, Véronique Tison pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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