July 24, 2012 / 7:18 AM / 7 years ago

Montebourg défend sa méthode de "négociation franche" avec PSA

PARIS, 24 juillet (Reuters) - Arnaud Montebourg défend dans Libération une méthode de “négociation franche” sur les dossiers industriels et ne retire rien de ses vives attaques contre le constructeur automobile Peugeot, soulignant que ses “mots ont été pesés” et que son ministère “n’est pas celui des mondanités”.

Le ministre du Redressement productif s’est attiré les critiques de l’opposition de droite pour avoir accusé la direction de PSA Peugeot Citroën de “dissimulation”, notamment.

Le premier constructeur automobile français a annoncé la suppression de 8.000 emplois et la fermeture de son site d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

“Ces mots ont été pesés. Je vous rappelle que les syndicats ont révélé un document interne daté d’août 2010 qui prévoyait la fermeture du site”, explique Arnaud Montebourg dans un entretien publié mardi dans Libération.

“Je ne veux en aucun cas blesser le groupe PSA. Ni ses dirigeants ni ses salariés. J’ai personnellement une histoire affective avec cette marque”, souligne-t-il, précisant qu’il avait collé des affiches pour François Mitterrand en 1981 au volant d’une 304.

“Je veux protéger l’avenir de cette entreprise, de ses usines en France, de ses salariés”, assure le ministre du Redressement productif. “Mais mon ministère n’est pas celui des mondanités, c’est celui de l’action et du rassemblement patriotique au service de l’industrie”.

Le gouvernement doit présenter mercredi en conseil des ministres un plan de soutien à la filière automobile.

“Nous n’esquiveront pas les problèmes et les désaccords. Nous n’enfouirons pas les dossiers comme nos prédécesseurs dans les armoires profondes de la République”, affirme Arnaud Montebourg.

C’est là la marque de “la négociation franche” que le ministre socialiste entend mener à bien.

“Il faut que chacun, patrons, salariés, comme actionnaires ou banquiers, se reconnaisse dans un chemin collectif et commun”, dit-il.

Arnaud Montebourg récuse avoir fragilisé PSA par ses propos, comme l’en accuse la direction du groupe.

“Le cours de Bourse de PSA n’a pas attendu l’annonce du plan de fermeture pour chuter. Il a reculé de 77,5% en un an. (...) Je ne suis pas le ministre du cours de la Bourse, toujours volatile, mais du redressement de l’économie, qui nécessite des choix dans la durée”, déclare-t-il. (Sophie Louet)

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