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Sociétés

Réunion à Madrid sur des économies dans la santé et l'éducation

MADRID, 18 avril (Reuters) - Le gouvernement espagnol et des représentants des exécutifs régionaux se sont rencontrés mercredi pour discuter des économies prévues dans les budgets de la santé, un des piliers de la société espagnole qui devrait à son tour être touché par la politique d’austérité.

Le gouvernement de Mariano Rajoy a prévenu que la gratuité des soins ne pourrait plus être assurée.

“Il est temps d’en finir avec la culture de la gratuité pour tout”, a dit le ministre de l’Industrie, Jose Manuel Soria, interrogé par la télévision publique sur l’éventualité de faire payer aux retraités une partie de leurs médicaments.

Le Parti populaire (PP, droite) de Rajoy avait pourtant promis de ne pas toucher à la Sécurité sociale lors de la campagne électorale qui a abouti à son triomphe, en novembre dernier.

Mais le gouvernement a procédé à un virage à 180° sur la question, et travaille désormais à des économies dans les budgets de la santé et de l’éducation à hauteur de 10 milliards d’euros dès cette année.

La rencontre de mercredi à Madrid, dirigée par la ministre de la Santé, Ana Mato, devait décider de la meilleure manière de procéder pour réformer le système. Les dix-sept exécutifs régionaux d’Espagne ont la maîtrise de leurs dépenses de santé et d’éducation.

Certains médias espagnols croient savoir que les retraités devront désormais s’acquitter de 10% de leurs dépenses en médicaments. La part pour les actifs ayant un emploi serait, elle, de 50 à 60% de la facture en fonction des revenus.

Sur l’éducation, le ministre de l’Education, Jose Ignacio Wert, a annoncé lundi que le nombre d’enfants par classe serait accru de l’ordre de 20% et que le volume d’heures supplémentaires assurées par les enseignants progresserait.

L’objectif est d’économiser trois milliards d’euros par an dans les écoles publiques et sept milliards dans la santé. Le projet devrait être approuvé vendredi en conseil des ministres.

“Les dépenses de santé ont un impact significatif sur les régions, et cette réforme s’inscrit dans les efforts en cours pour parvenir à l’objectif de rendre les finances publiques viables”, a expliqué Fernando Jimenez Latorre, secrétaire d’Etat à l’Economie. (Paul Day, Henri-Pierre André pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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