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Économie

PSA propose de renforcer Toyota sur le segment des utilitaires, selon des sources

BRUXELLES/MILAN (Reuters) - PSA propose de renforcer Toyota sur le segment des utilitaires pour répondre aux inquiétudes de la Commission européenne concernant son projet de fusion avec Fiat Chrysler Automobiles (FCA), a-t-on appris vendredi de sources au fait du dossier.

PSA propose de renforcer Toyota sur le segment des utilitaires pour répondre aux inquiétudes de la Commission européenne concernant son projet de fusion avec Fiat Chrysler Automobiles (FCA), a-t-on appris vendredi de sources au fait du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann

Selon une des sources interrogées par Reuters, PSA proposerait de vendre au japonais ses utilitaires à un prix proche du coût de production.

PSA et Toyota coopèrent depuis 2012 sur le segment des véhicules utilitaires légers.

Le groupe français fabrique des fourgons pour Toyota dans son usine d’Hordain, dans le département du Nord.

Le segment des camionnettes et fourgons est stratégique pour les constructeurs automobiles car il offre des marges supérieures aux voitures et permet de remplir les usines.

PSA a offert cette concession à la Commission européenne vendredi, trois mois après l’ouverture d’une enquête approfondie de Bruxelles sur le projet de fusion avec Fiat.

L’exécutif européen, qui a suspendu en juillet son enquête dans l’attente de la réception d’éléments d’information demandés aux deux constructeurs automobiles, ne s’est pas fixé de date pour rendre sa décision.

PSA et Fiat Chrysler ont annoncé en décembre leur intention de créer le nouveau numéro quatre mondial de l’automobile mais la Commission redoute que l’opération nuise à la concurrence sur le marché des petits utilitaires dans 14 pays membres de l’UE et au Royaume-Uni.

Dans un communiqué, PSA et Fiat relèvent que leur projet de fusion a obtenu l’aval des autorités de concurrence dans 14 juridictions et continuent de prévoir la clôture de l’opération au premier trimestre 2021.

Du côté de la Commission, on indique que la date butoir reste en suspens. Bruxelles devrait désormais recueillir les réactions des concurrents et clients des deux groupes avant de décider de réclamer davantage de concessions, valider le projet ou le rejeter.

version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Nicolas Delame

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