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Économie

Wall Street attendue en baisse, les inquiétudes l'emportent

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse vendredi à l’image des Bourses européennes qui creusent leurs pertes à mi-séance, les inquiétudes sur l’évolution de la crise sanitaire et sur les perspectives économiques l’emportant sur les espoirs d’un nouveau plan de relance aux Etats-Unis.

Wall Street est attendue en baisse vendredi à l'image des Bourses européennes qui creusent leurs pertes à mi-séance. À Paris, le CAC 40 perd 1,8% à 4.677,08 points vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,77% et à Londres, le FTSE recule de 0,73%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

Les contrats à terme signalent une ouverture des indices de référence de la Bourse de New York en baisse de 0,4% à 0,9%.

À Paris, le CAC 40 perd 1,8% à 4.677,08 points vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,77% et à Londres, le FTSE recule de 0,73%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 1,21%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 1,66% et le Stoxx 600 1,03%.

Quelques heures après les Pays-Bas et le Royaume-Uni, la France a fait état jeudi soir d’un niveau sans précédent de nouveaux cas de contamination par le coronavirus et le Premier ministre, Jean Castex, a mis en garde contre le risque de nouvelles restrictions aux activités sociales et économiques.

Face à ces préoccupations sanitaires persistantes, certains investisseurs trouvent des raisons d’espérer dans la perspective de nouvelles mesures de relance.

Aux Etats-Unis, les élus démocrates de la Chambre des représentants travaillent à un plan de soutien de 2.200 milliards de dollars (1.885 milliards d’euros) qui pourrait être soumis au vote la semaine prochaine et la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, s’est dite prête à négocier avec la Maison blanche.

Le Stoxx 600 affiche pour l’instant un recul hebdomadaire de près de 5%, le CAC 40 une baisse de plus de 6% et le S&P-500 un repli supérieur à 2%; ce dernier se dirige vers une quatrième semaine consécutive de baisse.

VALEURS EN EUROPE

Tous les indices sectoriels européens sont dans le rouge à mi-séance, les plus exposés aux retombées de la pandémie figurant une nouvelle fois parmi les plus fortes baisses du jour avec des replis supérieurs à 2% pour l’indice Stoxx européen de l’automobile et celui des hautes technologies.

Dans le transport aérien, IAG, maison mère de British Airways et Iberia, cède 4,37%, Lufthansa 4,12% et Air France-KLM 4,87%.

A la hausse, Suez gagne 3,94% après les propos d’Antoine Frérot, le PDG de Veolia confirmant que ce dernier va améliorer le prix de son offre à Engie sur l’essentiel de sa participation.

Lagardère s’envole de son côté de 32,15% après l’annonce de l’acquisition de 5% de son capital par Groupe Arnault, holding de Bernard Arnault, un nouveau rebondissement dans le feuilleton en cours sur le contrôle du groupe.

TAUX

Les rendements obligataires de référence de la zone euro reculent à -0,518% pour le Bund allemand à dix ans et -0,248% pour son équivalent français.

Le dix ans américain perd également un peu de terrain, autour de 0,656%.

CHANGES

Le dollar progresse légèrement (+0,2%) face à un panier de devises de référence et l’euro poursuit son recul, autour de 1,1635 (-0,3%).

PÉTROLE

Le marché pétrolier est reparti à la baisse et s’achemine vers des performances négatives sur l’ensemble de la semaine, dominé par les craintes de voir la résurgence de la pandémie peser sur la demande et par le retour du brut libyen sur le marché international.

Le Brent perd 0,7% à 41,66 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,9% à 39,94 dollars.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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