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Économie

Les achats à bon compte dominent malgré des indicateurs mitigés

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue dans le vert et les Bourses européennes progressent nettement à mi-séance mercredi, les achats à bon compte et la baisse de l’euro comme de la livre sterling continuant d’alimenter le rebond en Europe après la forte baisse de lundi, en dépit d’indicateurs économiques mitigés et le “reconfinement” partiel dans plusieurs pays.

Les Bourses européennes progressent nettement à mi-séance mercredi. À Paris, le CAC 40 gagne 1,86% vers 11h00 GMT. À Londres, le FTSE 100 prend 2,28% et à Francfort, le Dax avance de 1,62%. /Photo prise le 23 septembre 2020/REUTERS

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,5% à 0,8%, après les résultats meilleurs qu’attendu et les prévisions solides de Nike, l’une des 30 valeurs du Dow Jones.

À Paris, le CAC 40 gagne 1,86% à 4.861,47 points vers 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 2,28% et à Francfort, le Dax avance de 1,62%. L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 1,67%, le FTSEurofirst 300 de 1,38% et le Stoxx 600 de 1,4%.

Ce dernier accuse toutefois encore un repli de plus de 1,6% depuis le début de la semaine, reflet des inquiétudes des investisseurs liées à l’évolution de la pandémie de coronavirus et au rythme de la reprise.

Sur le premier point, les marchés s’attendent à de nouvelles mesures visant à freiner les contaminations en France et sur le deuxième, les indicateurs du jour sont pour le moins mitigés.

L’indice GfK du moral des ménages en Allemagne est ressorti sous le consensus et surtout, les premiers résultats des enquêtes mensuelles d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats (PMI), s’ils confirment la reprise de l’activité dans le secteur manufacturier, sont décevants pour celui des services. L’indice PMI composite de la zone, qui combine l’industrie manufacturière et les services, est ainsi retombé à 50,1 alors que le consensus Reuters le donnait à 51,7.

“Même si nous ne prévoyons pas un retour à des confinements nationaux intégraux au cours des mois à venir, les restrictions accrues et l’incertitude chez les consommateurs continueront de peser sur l’activité, particulièrement dans le secteur des services”, prévient Rosie Colthorpe, économiste Europe chez Oxford Economics.

La hausse des actions dans ce contexte pourtant peu favorable s’appuie entre autres sur les multiples engagements des dirigeants de grandes banques centrales à maintenir des mesures de soutien, qu’il s’agisse de Christine Lagarde lundi pour la Banque centrale européenne (BCE), de Jerome Powell mardi pour la Réserve fédérale ou d’Haruhiko Kuroda ce mercredi pour la Banque du Japon.

Jerome Powell doit de nouveau s’exprimer au Cpongrès dans la journée et les marchés surveilleront aussi les PMI “flash” américains.

VALEURS EN EUROPE

La hausse des actions profite à l’ensemble des grands secteurs, à commencer par les plus exposés aux retombées de la crise du coronavirus, comme le tourisme et les loisirs, qui gagne (+3,09%), ou l’automobile (+2,78%).

A Paris, le trio de tête du CAC 40 est ainsi composé de Renault (+5,16%), PSA (+4,13%) et Airbus (+3,42%).

La plus forte hausse de l’EuroStoxx 50 est pour Adidas, qui bondit de 5,96% après les résultats et les prévisions supérieurs aux attentes présentés mardi soir par l’américain Nike. Son grand rival Puma prend 4,35%.

TAUX

Orientés à la baisse en début de séance, les rendements obligataires de référence de la zone euro évoluent désormais proches de l’équilibre, à -0,504% pour le Bund allemand à dix ans.

Son équivalent américain est en hausse d’un peu plus d’un point de base à 0,6757%.

CHANGES

Les PMI flash européens mitigés, les dernières nouvelles de l’épidémie et l’incertitude sur le Brexit font souffrir l’euro, qui est revenu à son plus bas niveau depuis le 27 juillet à 1,1673 dollar.

La devise américaine continue au contraire de bénéficier de la relative bonne santé apparente de l’économie américaine et des déclarations de Charles Evans, le président de la Fed de Chicago, sur la possibilité de commencer à relever les taux d’intérêt avant que l’inflation n’atteigne 2% en moyenne.

L’”indice dollar”, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence, a ainsi touché en début de journée son plus haut niveau depuis près de deux mois.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est reparti de l’avant après un accès de faiblesse en réaction aux chiffres de l’American Petroleum Institute (API) montrant une hausse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis.

Le Brent gagne 0,5% à 41,93 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,4% à 39,96 dollars.

La tendance pourrait toutefois de nouveau évoluer après la publication, attendue à 14h30 GMT, des statistiques hebdomadaires de l’Energy Information Administration (EIA) américaine.

Marc Angrand, édité par Jean-Stéphane Brosse

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