July 31, 2020 / 8:39 AM / 10 days ago

LEAD 1-Engie fixe la feuille de route de son futur DG, cessions en vue

* Engie veut accélérer dans les renouvelables et infrastructures

* Revue stratégique des services hors transition énergétique

* Le programme de cessions de €4 mds pourrait être plus que doublé

* Chute des résultats au S1, l’impact du coronavirus se précise (Actualisé avec conférence téléphonique et cours)

par Benjamin Mallet

PARIS, 31 juillet (Reuters) - Engie a annoncé vendredi une accélération de son développement dans les renouvelables, une revue stratégique d’une partie de ses activités de services et un nouvel objectif de cessions, tandis que ses résultats semestriels ont plongé sous l’effet du coronavirus.

Après avoir décidé fin février de ne pas renouveler le mandat d’Isabelle Kocher, le groupe a précisé que ces orientations constituaient la feuille de route de son prochain directeur général, dont la nomination est prévue pour septembre en vue d’une prise de fonction avant la fin de l’année. Leur mise en oeuvre sera présentée au premier semestre 2021.

Fournisseur de gaz et d’électricité, également très actif dans la gestion des bâtiments et des équipements des entreprises et des collectivités locales, Engie étudiera aussi des ventes d’actifs non stratégiques et de participations minoritaires, ainsi que l’entrée de nouveaux partenaires au capital de ses réseaux de gaz français.

L’ensemble des opérations envisagées pourraient le conduire à plus que doubler son programme de cessions d’environ 4 milliards d’euros, annoncé en février, le groupe estimant devoir être capable d’atteindre son nouvel objectif dans les trois ans qui viennent.

Concernant ses “solutions clients”, qui rassemblent une très large gamme de services, Engie a décidé une revue stratégique de celles qui ne participent à “la réalisation des objectifs de transition énergétique” de ses clients.

Ces activités, représentant environ deux tiers du chiffre d’affaires des solutions clients (de 21 milliards d’euros en 2019), incluent des services d’installations électriques, de systèmes de climatisation ou encore des prestations de services généraux au sein des entreprises (facility management).

Elles “seront analysées à la lumière de leur alignement avec les priorités stratégiques du groupe” et “toutes les options seront évaluées avec l’objectif de valoriser et conforter leur position, et de saisir les opportunités de croissance au sein d’un périmètre cohérent et avec une organisation adaptée”.

“SIMPLIFIER” ET “CLARIFIER”

Une source proche du dossier déclarait ces derniers jours à Reuters qu’Engie s’orientait vers un regroupement de certaines de ces activités afin de créer un grand pôle qu’il introduirait ensuite en Bourse, une opération dont le groupe a confirmé vendredi qu’elle faisait partie de ses options possibles.

Engie prévoit aussi d’accélérer son développement dans les renouvelables, avec une cible de mise en service annuelle moyenne de capacités portée de 3 à 4 gigawatts (GW) à moyen terme et une augmentation du nombre de projets conservés sur son bilan, tout en saisissant “les opportunités résultant des plans de relance annoncés en Europe”, en particulier dans le gaz “vert” (biogaz et hydrogène).

Le groupe veut également accélérer sa croissance dans les infrastructures décentralisées telles que les réseaux urbains de chaleur et de froid et les projets de production d’énergie sur sites de clients, et “rééquilibrer son exposition dans les réseaux de gaz et d’électricité en France et à l’international”.

A 10h36, ces annonces entraînaient une nette hausse de l’action Engie, qui progressait de 3,96% à 11,285 euros pendant que le CAC 40 gagnait 0,58%.

L’ensemble des orientations annoncées visent à “simplifier” l’organisation d’Engie et à “clarifier” ses priorités tout en améliorant sa flexibilité financière, selon le président du conseil d’administration Jean-Pierre Clamadieu.

Concernant les activités de services placées sous revue stratégique, Engie “n’est pas aujourd’hui persuadé que le groupe leur offre le meilleur cadre pour assurer (leur) développement”, ce qui suppose d’identifier “celles qui sont au coeur de notre stratégie et celles qui pourraient s’engager dans avenir différent”, a dit le dirigeant lors d’une téléconférence.

“Nous voulons constituer un ensemble cohérent, lui donner un cadre, lui donner une gouvernance qui lui permettent à nouveau de se développer (...), et puis elles pourront prendre progressivement leur distance par rapport au groupe, même si les modalités de cette prise de distance ne sont pas aujourd’hui définies”, a-t-il ajouté.

Engie a par ailleurs publié au titre du premier semestre un résultat opérationnel courant (ROC) de 2,2 milliards d’euros (-30,8%), pénalisé par les effets du coronavirus à hauteur de 850 millions, un Ebitda de 4,5 milliards (-15,8%) et un chiffre d’affaires de 27,4 milliards (-9,3%).

Engie vise désormais pour 2020 - “dans l’hypothèse d’un retour à la normale progressif et continu” - un résultat net récurrent part du groupe entre 1,7 et 1,9 milliard d’euros reposant sur une fourchette indicative d’Ebitda de 9,0 à 9,2 milliards et un ROC entre 4,2 et 4,4 milliards. (Edité par Blandine Hénault)

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