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Économie

L'Europe boursière dans le rouge après des résultats décevants et malgré la Fed

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes reculent jeudi dans la matinée, des résultats d’entreprises jugés décevants prenant le pas sur les annonces de la Réserve fédérale (Fed), qui a réaffirmé son engagement à soutenir l’économie américaine face aux dégâts provoqués par la crise sanitaire.

Les principales Bourses européennes reculent jeudi dans la matinée. À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,53%. À Francfort, le Dax cède 1,7% et à Londres, le FTSE lâche 0,78%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 perd 0,53% à 4.932,6 points vers 8h30 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,7%, plombé par Volkswagen et à Londres, le FTSE lâche 0,78%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,97%, le FTSEurofirst 300 de 0,59% et le Stoxx 600 de 0,69%.

La banque centrale américaine, qui a maintenu comme attendu ses taux d’intérêt proches de zéro, a affirmé qu’elle ne toucherait pas à l’objectif de taux des “fed funds” tant que l’économie américaine n’aurait pas absorbé les chocs récents.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a qualifié les perspectives économiques de “très incertaines” et déclaré qu’il faudrait un soutien monétaire et budgétaire prolongé pour assurer la reprise.

Les investisseurs gardent leurs regards sur Washington où aucun consensus ne semble se dessiner entre les élus démocrates et républicains sur un nouveau plan de relance à l’économie alors que des mesures exceptionnelles d’indemnisation dont bénéficient des millions d’Américains au chômage expirent en fin de semaine.

C’est dans ce contexte que les marchés suivront la publication de la première estimation de produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis pour le deuxième trimestre, à 12h30 GMT. Les économistes interrogés par Reuters prévoient en moyenne une contraction de 34,1% en rythme annualisé, ce qui marquerait son plus forte chute depuis 1947, après -5% au premier trimestre.

Le PIB allemand s’est lui contracté de 10,1% au deuxième trimestre, un chiffre plus important que prévu et qui marque sa pire performance depuis le début de la statistique en 1970.

VALEURS

Une série de résultats de sociétés anime la cote depuis l’ouverture.

La plus forte baisse du CAC 40 revient à Unibail-Rodamco-Westfield (-5,51%), qui a accusé une baisse de 14,2% de ses loyers nets à 1,065 milliard d’euros au premier semestre.

Casino chute de 12,13% et Danone de 4,95% après des résultats jugés décevants.

La crise sanitaire a impacté le groupe de luxe Hermès qui cède environ 3% après avoir publié une chute de 42% de son chiffre d’affaires à données comparables au deuxième trimestre.

En tête de l’indice parisien, TechnipFMC grimpe de 7,56% après avoir dégagé un résultat net de 11,7 millions de dollars.

Airbus gagne 3,31%, l’avionneur, qui a accusé des pertes plus importantes que prévu, a précisé qu’il entendait ne pas consommer de trésorerie au deuxième semestre après avoir brûlé 4,4 milliards d’euros au T2.

Le secteur européen de l’alimentation et des boissons se maintient dans le vert (+0,4%) grâce au brasseur Anheuser-Busch InBev qui bondit de 6,44% après avoir fait état de résultats meilleurs qu’attendu au deuxième trimestre avec une augmentation des ventes de bière en juin.

A contrario, l’indice Stoxx des banques cède 2,25%, affecté notamment par la chute de 8,81% du britannique Lloyds, qui a annoncé une perte semestrielle en raison de provisions pour créances douteuses plus élevées que prévu.

A Francfort, Volkswagen perd 5,03% après avoir publié une perte opérationnelle pour le premier semestre à la suite d’une chute des livraisons de voitures de 27% due à l’épidémie.

A WALL STREET

Les futures de Wall Street préfigurent une ouverture en repli après une séance en hausse mercredi, les principaux indices ayant amplifié leurs gains dans la foulée des annonces de la Fed.

L’indice Dow Jones a gagné 0,61%, le S&P-500 a pris 1,24% et le Nasdaq Composite a avancé de 1,35%.

La séance a également été rythmée par plusieurs résultats d’entreprises, comme Boeing, qui a cédé 2,83% après l’annonce d’une baisse de la production et de ventes inférieures aux prévisions au deuxième trimestre.

Starbucks s’est quant à lui adjugé 3,72% après avoir dit observer une reprise notable de ses activités et s’attendre à finir le trimestre dans le vert. Et Advanced Micro Devices a pris 12,54% après avoir relevé sa prévision de chiffre d’affaires annuel, entraînant dans son sillage l’indice sectoriel des semi-conducteurs (+2,23%).

Qualcomm a fait part mercredi soir de prévisions trimestrielles meilleures que prévu faisant grimper son titre de 12% en après-Bourse.

Ce jeudi, les investisseurs suivront les publications des géants technologiques de Wall Street après la clôture: Apple, Amazon, Alphabet et Facebook.

EN ASIE

L’indice Nikkei (-0,26%) au Japon s’est retourné en fin de séance, enchaînant une cinquième séance consécutive dans le rouge, après que le quotidien Nikkei business a annoncé que la ville de Tokyo prévoyait de réduire les heures d’ouverture des restaurants et des karaokés le mois prochain en raison de la résurgence de l’épidémie dans la capitale.

La tendance chinoise était en légère baisse sur des prises de bénéfices après la nette progression de la veille: le CSI 300 des grandes capitalisations du pays a reculé de 0,5% et l’indice composite de la Bourse de Shanghai de 0,2%.

CHANGES/TAUX

Le dollar se stabilise contre un panier de devises internationales après être tombé la veille à un creux de plus de deux ans en réaction aux annonces jugées accommodantes de la Réserve fédérale.

L’euro recule à 1,1751 dollar, après avoir franchi mercredi le seuil de 1,18 pour la première fois depuis septembre 2018.

Sur le marché obligataire, le rendement du 10 ans américain cède près deux points de base à 0,5609%. En Europe, le rendement du Bund de même échéance a très légèrement creusé ses pertes après la contraction plus forte que prévu du PIB allemand et recule à -0,522%.

PÉTROLE

Les cours pétroliers affichent une baisse modérée, les inquiétudes liées à la flambée des infections par le coronavirus freinant la prise de risque.

Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,61% à 41,02 dollars et celui de Brent 0,43% à 43,56 dollars.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

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