July 19, 2020 / 8:52 AM / 21 days ago

L'UE cherche un difficile compromis sur un plan de relance

BRUXELLES, 19 juillet (Reuters) - Les dirigeants de l’Union européenne recherchent dimanche un compromis de dernière minute sur un plan destiné à relancer l’économie du bloc mais la chancelière allemande n’exclut pas que le Conseil européen se solde par un échec.

Les 27 recherchent un accord sur un fonds de relance doté de 750 milliards d’euros pour tenter de faire repartir leurs économies, paralysées par la fermeture de larges pans de l’activité afin de lutter contre la propagation du COVID-19.

Une proposition de porter le budget pluriannuel commun de l’UE à 1.100 milliards d’euros sur sept ans est également à l’étude.

Les discussions se heurtent depuis vendredi à l’opposition du camp des “frugaux”, soit les pays partisans d’une stricte orthodoxie budgétaire, emmenés par les Pays-Bas.

“Il y a beaucoup de bonne volonté mais aussi beaucoup de positions différentes”, a dit la chancelière allemande à Bruxelles, où les discussions doivent reprendre à 10h00 GMT.

“Je ferai tous les efforts possibles mais il est possible qu’il n’y ait pas de résultat”, a-t-elle ajouté.

Le montant du fonds, la répartition entre subventions et prêts et plusieurs facteurs techniques font l’objet de délicates négociations.

MACRON VEUT CROIRE À UN COMPROMIS

“Il nous faut trouver les bon compromis dans les prochaines heures”, a dit Emmanuel Macron.

“Je pense que c’est encore possible mais ces compromis ne se feront pas au prix de l’ambition européenne”, a ajouté le président français.

Pour tenter de débloquer la situation, le président du Conseil européen, Charles Michel, a proposé vendredi de maintenir le volume global du plan de relance inchangé à 750 milliards d’euros mais de ramener le montant des subventions à 450 milliards au lieu de 500.

Cette concession n’a cependant pas suffi à convaincre les “frugaux”.

“Nous sommes dans l’impasse maintenant”, a déclaré le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, à l’issue des travaux de vendredi.

“C’est beaucoup plus complexe que nous ne l’attendions”, a-t-il ajouté. “Il y a de nombreux points qui ne sont pas résolus.”

Les 27, qui se retrouvent physiquement à Bruxelles pour la première fois depuis le début de l’épidémie de COVID-19, avaient interrompu vendredi leurs négociations sans parvenir à la moindre avancée, en raison notamment des positions défendues par les Pays-Bas.

La journée de samedi a été consacrée à la recherche d’un compromis qui se fait toujourds attendre.

Version française Patrick Vignal

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