April 28, 2020 / 9:44 AM / 3 months ago

GESTION-Pas de reprise avant le T4 dans le scénario central d'Amundi

PARIS, 28 avril (Reuters) - La reprise qui suivra la crise du coronavirus sera graduelle et n’interviendra pas avant le quatrième trimestre, selon le scénario privilégié par Amundi Asset Management.

Le numéro un européen de la gestion d’actifs accorde une probabilité de 50% à ce scénario et en retient deux autres - l’un plus optimiste avec une reprise en U dès le troisième trimestre et l’autre plus négatif avec une reprise en L, très faible dans sa premières phase.

Amundi, qui souligne les incertitudes liées à la durée de la pandémie et de la récession qu’elle entraîne, attache des probabilités de 30% au scénario optimiste et de 20% au scénario pessimiste.

La chute des bénéfices par action des entreprises européennes pourrait être équivalente à celle observée lors de la crise financière de 2008-2009, qui avait vu les marchés d’actions chuter d’environ 20% sur un an, mais elle pourrait également être plus prononcée, lit-on dans une note rédigée par les stratèges actions d’Amundi et publiée mardi.

Dans ce contexte, la sélection des titres est essentielle et les investisseurs doivent privilégier la qualité en recherchant les actions des entreprises offrant une décote par rapport à la solidité intrinsèque de leur modèle et de leur bilan, conseillent les experts de la société de gestion.

Amundi voit des opportunités dans les secteurs de la santé, des biens de consommation et des services aux collectivités (“utilities”). Elle est plus prudente, en revanche, sur l’énergie et les financières.

La crise pourrait avoir un impact durable sur certains secteurs, notamment en raison de l’intervention grandissante des gouvernements par le biais de mesures de stimulation budgétaire, lit-on dans la note.

“Les entreprises aidées par les gouvernements pendant la crise pourraient avoir à porter un fardeau social plus lourd et être confrontées à davantage de réglementation”, écrivent les stratèges d’Amundi.

Toutes les entreprises ne seront toutefois pas soutenues par les gouvernements et il appartient aux investisseurs de distinguer celles qui sont le plus aptes à survivre à la crise et à se transformer, poursuit le texte.

Une autre piste, selon Amundi, consiste à rechercher les entreprises qui étaient de qualité mais chères avant la crise et sont devenues plus abordables avec le repli des indices.

Les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) conservent toute leur pertinence dans la sélection des titres, estiment les stratèges d’Amundi, qui prévoient une accélération de la transition vers les énergies renouvelable après la crise, notamment en Europe.

Le rôle accru des gouvernement pourrait avoir des effets positifs sur l’emploi, les salaires et la santé, ce qui pourrait entraîner un rééquilibrage des trois piliers de l’ESG en faveur du ‘S’, lit-on dans la note.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below