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Économie

Les perspectives de "déconfinement" favorisent la prise de risque

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue dans le vert les Bourses européennes progressent nettement à mi-séance lundi, encouragées par la perspective d’une reprise, même très progressive, de l’activité économique dans plusieurs pays ainsi que par le soutien continu des grandes banques centrales au crédit.

Wall Street est attendue dans le vert les Bourses européennes progressent nettement à mi-séance lundi. À Paris, le CAC 40 gagne 1,79% à 11h10 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 1,39% et à Francfort, le Dax avance de 2,35%. /Photo prise le 12 mars 2020/REUTERS/Ralph Orlowski

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse d’environ 1%.

À Paris, le CAC 40 gagne 1,79% à 4.471,87 points à 11h10 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 1,39% et à Francfort, le Dax avance de 2,35%.

L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 2,05%, le FTSEurofirst 300 de 1,54% et le Stoxx 600 de 1,59%.

La Bourse de Milan s’adjuge quant à elle 2,48% après la décision de S&P de maintenir la note souveraine de l’Italie à BBB alors que certains investisseurs redoutaient une dégradation.

La hausse des actions européennes s’accompagne d’une diminution de la volatilité: l’indice de volatilité de l’EuroStoxx 50 cède plus de trois points à 36,51, au plus bas depuis le 5 mars.

Même si le bilan de la pandémie de coronavirus continue de s’alourdir en Europe et aux Etats-Unis, les investisseurs apprécient les signes de ralentissement de sa propagation dans plusieurs pays et saluent surtout l’assouplissement, effectif ou à venir, des mesures de confinement en Italie, en France, en Espagne ou encore en Australie, qui doivent permettre une reprise progressive de l’activité économique.

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a ainsi annoncé dimanche soir une réouverture progressive des usines à partir du 4 mai, notamment pour les entreprises considérées comme “stratégiques”, et le gouvernement français doit dévoiler mardi son plan de sortie du confinement à partir du 11 mai.

“On a le sentiment sur les marchés que la situation commence à revenir à la normale, même si c’est à un rythme très lent”, résume David Madden, analyste de CMC Markets. “Le sentiment général est aussi porté par l’annonce par la Banque du Japon du déplafonnement de ses achats d’obligations d’Etat japonaises (JGB)”, ajoute-t-il.

La Banque du Japon (BoJ), avec un jour d’avance sur le calendrier initial, a en effet renforcé son soutien monétaire, en supprimant toute limite à ses achats de JGB et en triplant le montant de ses achats d’obligations d’entreprises et de billets de trésorerie (“commercial paper”).

La Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (BCE) se réunissent également cette semaine mais les observateurs sont divisés sur l’éventualité de nouvelles mesures après les multiples dispositifs d’urgence lancés depuis la mi-mars.

Les prochains jours seront aussi animés par la première estimation du PIB de la zone euro et des Etats-Unis et par des centaines de publications de résultats des deux côtés de l’Atlantique.

VALEURS EN EUROPE

Tous les secteurs de la cote européenne profitent du regain d’optimisme ambiant, les hausses les plus marquées bénéficiant entre autres aux compartiments des banques (+2,94%), du transport et du tourisme (+3,33%) et de l’automobile (+3,06%).

Au sein de ce dernier, Renault gagne 7,62%, la plus forte hausse du CAC 40, après les informations du week-end sur les progrès des discussions en vue d’un soutien financier de l’Etat français.

Air France-KLM prend de son côté 2,51% après les annonces officielles sur quelque 11 milliards d’euros de prêts publics de la France et des Pas-Bas.

Deutsche Bank bondit de 10,82% après la publication de résultats trimestriels préliminaires bien supérieurs aux attentes.

A la baisse, Airbus abandonne 2,94% après l’envoi aux salariés du groupe d’un message du président exécutif, Guillaume Faury, leur demandant de se préparer à des réductions d’effectifs plus importantes qu’annoncé jusqu’à présent.

TAUX

Sur le marché obligataire, les rendements de référence européens sont quasi stables, à -0,467% pour le Bund allemand à dix ans, alors que son équivalent américain remonte de 2,8 points de base à 0,621%.

Les rendements italiens, eux, reculent nettement, ce qui traduit le soulagement du marché après la décision de S&P sur la note souveraine de Rome. Le dix ans cède plus de 13 points à 1,754% et son écart (spread) avec le Bund revient sous 220 points de base.

CHANGES

Le regain d’appétit pour le risque défavorise le dollar, qui abandonne 0,49% face à un panier de devises de référence, ce qui permet à l’euro de remonter autour de 1,0840 dollar.

PÉTROLE

Le marché pétrolier reste à l’écart du regain d’optimisme, toujours pénalisé par la raréfaction des capacités de stockage et la perspective d’une baisse durable de la demande.

Le Brent abandonne 3,87% à 20,61 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 16,88% à 14,08 dollars.

édité par Patrick Vignal

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