for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
Économie

L'Europe boursière commence dans le vert une semaine chargée

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes entament sur une note optimiste une semaine qui sera marquée par de nombreux rendez-vous de politique monétaire, la publication des chiffres de la croissance en zone euro et aux Etats-Unis pour le premier trimestre et des résultats d’entreprises de premier plan.

Les principales Bourses européennes entament sur une note optimiste une semaine qui sera marquée par de nombreux rendez-vous de politique monétaire, la publication des chiffres de la croissance en zone euro et aux Etats-Unis pour le premier trimestre et des résultats d'entreprises de premier plan. À Paris, l'indice CAC 40 gagne 1,67% vers 8h40 GMT. À Francfort, le Dax s'adjuge 2,17% et à Londres, le FTSE prend 1,45%. /Photo prise le 27 mars 2020/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, l’indice CAC 40 gagne 1,67% à 4.466,8 points vers 8h40 GMT. À Francfort, le Dax s’adjuge 2,17% et à Londres, le FTSE prend 1,45%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro avance de 1,95%, le FTSEurofirst 300 de 1,48% et le Stoxx 600 de 1,54%.

La Banque du Japon (BoJ) a renforcé lundi son soutien monétaire et s’est engagée à racheter des obligations d’Etat sans se fixer de limite afin de maintenir les coûts d’emprunts à de bas niveaux au moment où le gouvernement augmente ses dépenses pour protéger la troisième économie du monde face au coronavirus.

Les annonces de la BoJ interviennent avant celles de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne (BCE), attendues respectivement pour mercredi et jeudi.

“Pour la Fed, aucune nouvelle évolution du QE ou des taux d’intérêt n’est attendue, mais nous nous attendons à ce qu’elle souligne que ses politiques seront en place indéfiniment pour soutenir l’économie”, ont écrit les économistes d’ANZ.

“Nous nous attendons à ce que la BCE augmente la taille de son programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) d’environ 500 milliards d’euros à 1.250 milliards et continuera de faire pression pour une relance budgétaire importante.”

Les investisseurs prendront connaissance des chiffres du produit intérieur brut (PIB) pour le premier trimestre des Etats-Unis (mercredi) et de la zone euro (jeudi). Les économistes interrogés par Reuters s’attendent à une contraction de 4,0% du PIB américain en rythme annuel et de 2,9% pour celui de la zone euro.

La saison de publications de résultats devrait aussi apporter son lot d’avertissements. La semaine sera particulièrement chargée aux Etats-Unis avec environ 173 sociétés du S&P 500 qui publieront cette semaine, dont Apple, Amazon, Facebook, Microsoft ou encore Caterpillar et Boeing.

Les analystes s’attendent à une baisse de 15% des bénéfices du S&P 500, les bénéfices du secteur de l’énergie devant chuter de plus de 60%, faisant craindre des défauts de paiement, des licenciements et de possibles faillites.

VALEURS

L’espoir que la BCE augmente encore une fois son plan de relance renforce le sentiment dans le secteur bancaire, dont l’indice Stoxx gagne 3,38%. Le secteur profite aussi grandement des prévisions trimestrielles jugées rassurantes de Deutsche Bank (+10,77%), en tête du Stoxx 600.

A Paris, Crédit agricole, Société générale, BNP Paribas prennent entre 2,66% et 5%.

La plus forte hausse du CAC revient toutefois à Renault (+7,32%), le ministre français de l’économie ayant annoncé vendredi que le gouvernement étudiait la possibilité de lui accorder un prêt garanti par l’État de 5 milliards d’euros.

Air France-KLM, qui a obtenu une aide de 7 milliards d’euros de l’Etat français, grimpe de 2,62% après avoir pris jusqu’à 10,7% peu après l’ouverture. A Francfort, Lufthansa avance de 7,05%, porté par des espoirs de soutien de l’Etat allemand.

Airbus recule de 3%, l’avionneur européen ayant averti ses employés que sa survie étant en jeu sans action immédiate face à l’ampleur des dommages causés par la pandémie.

Adidas (+2%) et Bayer (+3,81%) sont eux bien entourés après la publication de leurs comptes de résultats du premier trimestre.

A WALL STREET

Les futures sur les indices américains signalent une hausse de 0,9% à 1,2% à l’ouverture lundi, poursuivant la progression observée vendredi et alimentée par les géants technologiques Apple (+2,9%) et Microsoft (+1,8%).

L’indice Dow Jones a gagné vendredi 1,11% à 23.775,27 points et le S&P-500 a pris 1,39% à 2.836,74 points. Le Nasdaq Composite a avancé de 1,65% à 8.634,52 points.

Sur la semaine, le Dow a perdu 1,94%, le S&P-500 1,32% et le Nasdaq 0,18%.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a progressé de 2,7%, soutenues par des résultats d’entreprise meilleurs que prévu et les dernières annonces de la BoJ.

Les Bourses chinoises ont aussi fini à la hausse grâce à l’amélioration du bilan sanitaire dans le pays et aux espoirs de soutien monétaire. La Chine a confirmé lundi avoir recensé la veille seulement trois nouveaux cas de contamination au coronavirus et aucun décès supplémentaire.

L’indice composite de la Bourse de Shanghai a pris 0,3% et le CSI 300 des grandes capitalisations de Chine continentale 0,7%.

TAUX

L’amélioration du sentiment sur les marchés financiers favorise une légère remontée des rendements obligataires: le taux des Treasuries à dix ans gagne près de deux points de base, à 0,621%.

En Europe, le rendement du Bund allemand à dix ans avance prudemment, à -0,466%.

Les rendements italiens, eux, sont en nette baisse après le maintien de la note de crédit de S&P à BBB, apaisant les craintes d’une dégradation en catégorie spéculative. Le BTP à dix ans perd plus de douze points à 1,762%, un plus bas de dix jours.

CHANGES

Le yen n’a que peu réagi aux annonces de la BoJ, qui étaient assez largement attendues par les investisseurs.

Le regain d’appétit pour le risque est défavorable au dollar, qui cède 0,4% face à un panier de devises de référence.

L’euro (+0,2%) en profite pour revenir à 1,0841 dollar après un creux à 1,0725 vendredi et la livre sterling monte de 0,48% sur des spéculations d’un assouplissement des règles de confinement par le Premier ministre Boris Johnson, qui reprend ses fonctions ce lundi.

PÉTROLE

Après une semaine dernière chaotique, les cours du brut évoluent en nette baisse lundi en raison de signes indiquant que les réserves mondiales de pétrole se remplissent rapidement, ce qui fait craindre que les réductions de production ne soient pas assez rapides pour compenser entièrement l’effondrement de la demande dû à la pandémie de coronavirus.

Le contrat sur le baril de Brent pour livraison en juin recule de 3,68% à 20,65 dollars et celui sur le baril de brut léger américain de même échéance lâche 14,23% à moins de 15 dollars.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up