October 21, 2019 / 1:11 PM / a month ago

Liban-Les réformes adoptées sous la pression de la rue

BEYROUTH, 21 octobre (Reuters) - Le conseil des ministres libanais a approuvé lundi le projet de budget 2020 et une série de réformes économiques sur lesquelles les partenaires de la coalition gouvernementale s’étaient entendus dimanche pour tenter de mettre fin à la contestation populaire, a annoncé le Premier ministre Saad Hariri.

Des centaines de milliers de Libanais manifestent depuis cinq jours pour dénoncer hausse du coût de la vie et réclamer un renouvellement en profondeur de la classe politique.

Fait rare, les manifestants visent l’ensemble des dirigeants politiques, quelle que soit leur confession, en les accusant de corruption et d’avoir pillé le pays où plus du quart de la population vit sous le seuil de pauvreté et qui affiche une dette publique représentant 150% de son produit intérieur brut (PIB).

Saad Hariri a déclaré que l’ensemble des réformes annoncées dimanche soir avaient été approuvées par le conseil des ministres.

Elles prévoient notamment de réduire de moitié les salaires des présidents, des ministres et des parlementaires, en exercice ou honoraires, et de baisser divers avantages accordés aux hauts fonctionnaires.

Le ministère de l’Information et d’autres institutions publiques seront purement et simplement supprimés, a ajouté le Premier ministre.

Le gouvernement va aussi accélérer la délivrance de licences pour construire de nouvelles centrales électriques, un moyen de répondre à la crise de ce secteur coûteux et défaillant qui pèse particulièrement sur les finances publiques.

Les banques privées vont parallèlement contribuer à la réduction du déficit budgétaire à hauteur de 5.100 milliards de livres libanaises (3,03 milliards d’euros), par le biais notamment d’une taxe sur les bénéfices.

Le projet de budget adopté en conseil des ministres prévoit un déficit de 0,6% en 2020, a précisé Saad Hariri.

Assurant qu’il ne cherchait pas, avec ces mesures, à acheter la paix sociale, le Premier ministre s’est dit prêt à convoquer des élections législatives anticipées si les manifestants en exprimaient la demande. (Bureau de Beyrouth, Tangi Salaün pour le service français, édité par Jean-Michel Bélot)

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