October 1, 2019 / 11:49 AM / 13 days ago

LEAD 1-Zone euro-L'inflation ralentit et complique la tâche de la BCE

(Actualisé avec précisions, commentaire et contexte)

BRUXELLES, 1er octobre (Reuters) - L’inflation dans la zone euro est revenue en septembre à son plus bas niveau depuis près de trois ans en raison de la baisse des cours de l’énergie mais l’inflation de base, qui exclut les catégories de produits les plus volatiles, s’est accélérée, une divergence qui souligne les difficultés auxquelles est confrontée la Banque centrale européenne (BCE).

Les prix à la consommation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont augmenté de 0,2% sur un mois et de 0,9% sur un an - leur plus faible progression depuis novembre 2016 - après +1,0% en août, montre la première estimation publiée mardi par Eurostat.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre inchangé à 1,0%.

Le ralentissement de septembre s’explique principalement par la baisse de 1,8% sur un an des prix de l’énergie.

L’inflation hors énergie et produits alimentaires non transformés, que la Banque centrale européenne (BCE) appelle inflation de base et qu’elle prend en compte dans ses décisions de politique monétaire, a accéléré à 1,2% sur un an en septembre après 1,1% en août.

Une mesure encore plus étroite, qui exclut l’alcool et le tabac, ressort en hausse de 1,0% sur un an après 0,9% en août.

“Elle devrait continuer d’augmenter légèrement au cours des mois à venir. Mais la forte augmentation de l’inflation sous-jacente qu’espère la BCE n’est pas encore en vue”, note Christoph Weil, économiste de Commerzbank.

La BCE a décidé le 12 septembre de réduire son taux de dépôt de 10 points de base, à -0,5%, et de reprendre ses achats d’actifs sur les marchés afin d’injecter davantage de liquidités dans l’économie, ce qui est censé favoriser la hausse des prix.

Mais cette reprise de l’assouplissement quantitatif (QE) a été contestée par un tiers des membres du Conseil des gouverneurs, parmi lesquels Sabine Lautenschläger, qui a annoncé sa démission du directoire de l’institution la semaine dernière.

L’économiste en chef de la BCE, Philip Lane, a déclaré de son côté que les divergences de vue étaient la conséquence de l’”ambiguïté” actuelle sur l’évolution de l’économie dans la zone euro.

Les économistes de Morgan Stanley ne prévoient qu’un impact limité des mesures prises en septembre, même après la reprise des achats d’actifs en novembre ce qui devrait se traduire par une faiblesse continue de l’inflation.

“Nous nous attendons à ce que la banque centrale prenne le temps d’évaluer l’impact du paquet de mesures d’assouplissement du mois dernier avant d’adopter de nouvelles décisions”, ajoutent-ils dans une note.

“Notre scénario de base inclut une nouvelle baisse de taux de 10 points de base en mars mais le calendrier reste assez incertain à ce stade”, précisent-ils.

Tableau

Jan Strupczewski; Marc Angrand pour le service français

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