September 18, 2019 / 6:28 PM / a month ago

LEAD 1-Foster (DUP): Une "barrière" entre l'Irlande du Nord et la Grande-Bretagne serait une "folie"

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DUBLIN, 18 septembre (Reuters) - Eriger une “forme de barrière” commerciale entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni serait une “folie”, a déclaré mercredi soir Arlene Foster, la dirigeante du Parti unioniste démocratique nord-irlandais (DUP).

“Le marché unique du Royaume-Uni est notre marché unique le plus important. Ce serait une folie d’avoir une forme de barrière”, a-t-elle dit devant des journalistes lors d’une visite à Dublin.

Ces derniers jours, l’idée de revenir à la version initiale du “backstop” - cette “clause de sauvegarde” censée ne s’exercer qu’en dernier recours pour éviter le rétablissement d’une “frontière physique” entre la République irlandaise et la province britannique d’Irlande du Nord - a refait son apparition.

Dans cette version initiale, et à défaut d’une solution alternative plus efficace, seule l’Irlande du Nord resterait alignée sur le régime européen tandis que des contrôles seraient effectués sur les produits traversant la mer d’Irlande, entre la province nord-irlandaise et le reste du Royaume-Uni.

L’idée, proposée début 2018 par les Européens, avait été rejetée par Theresa May sous la pression des élus nord-irlandais du DUP qui y voyaient un risque de démantèlement du Royaume-Uni et les prémices d’une réunification de l’Irlande.

En suggérant au début du mois la mise en place sur toute l’île d’Irlande d’une zone commune où s’appliqueraient les normes sanitaires et phytosanitaires européennes (SPS) après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, les négociateurs britanniques ont ravivé les inquiétudes des unionistes qui ne veulent pas d’un traitement différencié entre leur province et le reste du Royaume-Uni.

L’Irlande du Nord, a dit Arlene Foster, ne pourra accepter de se retrouver dans une situation où elle devrait respecter les règles et obligations européennes sans avoir son mot à dire sur ces règles et obligations.

Elle a par ailleurs réaffirmé mercredi que le “backstop” était inconstitutionnel et antidémocratique et qu’il devait être supprimé.

Elle a cependant souligné que son parti voulait contribuer à un Brexit ordonné et qu’il ne souhaitait pas d’une divorce sans accord.

“Il y a beaucoup de commentaires sur le DUP qui serait un parti de ‘Brexiters’, mais je crois que si vous regardez les choses en face, vous verrez quelque chose de bien différent”, a-t-elle dit.

Quant aux commentaires pessimistes de Michel Barnier, le négociateur en chef des Européens, “ils ne doivent pas nous empêcher de continuer à chercher des solutions et à trouver un accord”.

Le négociateur français a déclaré mercredi matin au Parlement de Strasbourg qu’il ne fallait pas sous-estimer les conséquences d’une absence d’accord.

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ENCADRE Le “backstop”, au coeur de l’impasse sur le Brexit (Graham Fahy et Conor Humphries Henri-Pierre André pour le service français)

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