September 3, 2019 / 6:40 PM / 12 days ago

LEAD 2-Italie-Les adhérents du M5S approuvent le projet de coalition avec le PD

(Actualisé avec précisions sur la composition du gouvernement)

ROME, 3 septembre (Reuters) - Les adhérents du Mouvement 5 étoiles (M5S) ont approuvé mardi à une large majorité le projet de coalition avec le Parti démocrate, dans le cadre d’un vote en ligne, ouvrant la voie à la formation d’un nouveau gouvernement dans les jours à venir.

Ils se sont prononcés à 79,3% en faveur de cette alliance, a déclaré à la presse Luigi Di Maio, chef de file du mouvement, après le décompte des 80.000 voix.

“Je suis très fier du vote d’aujourd’hui et du gouvernement à venir (...) Ce gouvernement ne sera ni de gauche ni de droite. Il fera ce qui doit être fait”, a-t-il promis.

Le président du Conseil sortant, Giuseppe Conte, qui a été chargé jeudi de former un nouveau gouvernement, espère achever mercredi la mise sur pied de cette nouvelle coalition. Il devra ensuite obtenir la confiance des deux chambres.

Le ministère de l’Economie pourrait revenir à Dario Scannapieco, ancien haut fonctionnaire du Trésor et vice-président de la Banque européenne d’investissement, ou à Roberto Gualtieri, membre du PD, actuellement à la tête de la commission des Affaires économiques du Parlement européen, a-t-on appris de sources proches des deux partis. Le nom de Salvatore Rossi, ancien sous-gouverneur de la Banque d’Italie, est également cité.

DI MAIO AUX AFFAIRES ÉTRANGÈRES ?

Luigi Di Maio, vice-président du Conseil et ministre de l’Industrie et du Travail dans l’administration sortante, pourrait quant à lui devenir chef de la diplomatie.

Le M5S, fondé il y a une dizaine d’années précisément pour s’opposer au Parti démocrate, s’est finalement rallié à lui pour éviter un retour aux urnes, après la rupture, le mois dernier, de son alliance avec la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini.

Le M5S et le PD ont dévoilé mardi un programme en 26 points qui met l’accent sur une augmentation des investissements pour relancer l’économie. Ils réclament en outre davantage de souplesse dans la mise en oeuvre des règles budgétaires européennes, qu’ils jugent d’une “rigidité excessive”.

Ils s’engagent aussi à instaurer un salaire minimum, à éviter la hausse de la TVA prévue pour janvier et à augmenter le budget de l’éducation comme celui de la recherche. Leur programme commun prône en outre la taxation des bénéfices des géants du web et la création d’une banque publique pour stimuler le développement du sud de la Péninsule.

La réforme de la législation sur les conflits d’intérêts y figure également, tout comme la “révision” des concessions autoroutières.

Angelo Amante, Giuseppe Fonte et Giselda Vagnoni, Jean-Philippe Lefief pour le service français

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