June 11, 2019 / 4:45 PM / 2 months ago

Stabilité de la compétitivité de la France en 2017-étude

PARIS, 11 juin (Reuters) - La France a vu ses parts de marché à l’exportation cesser de reculer l’an dernier, selon une étude publiée mardi par Rexecode, qui estime qu’une éventuelle stabilisation de sa compétitivité exigera une poursuite de la baisse des charges sociales et une réduction des impôts de production.

Après une longue période d’érosion de la compétitivité française entamée au début des années 2000, la part des exportations françaises de biens et services dans les exportations totales de la zone euro s’est maintenue à 14,3% en valeur en 2018, comme en 2017, selon l’institut économique proche du patronat.

“Il est bien sûr trop tôt pour conclure que la stabilisation est durablement acquise”, a déclaré Michel Didier, président de Rexecode, lors d’une conférence de presse.

A titre de comparaison, la part des exportations françaises s’élevait à 17,9% en 2000 et si cette part s’était maintenue à ce niveau, le montant des exportations françaises dépasserait de 185 milliards d’euros son niveau actuel, d’après Rexecode.

Au total, la dégradation de la compétitivité de la France sur les marchés extérieurs depuis cette date représente “un coût macroéconomique considérable”, soulignent les auteurs de cette note, qui estiment le manque à gagner cumulé depuis 2000 à 1.730 milliards d’euros, soit l’équivalent des trois quarts du produit intérieur brut (PIB) de la France.

Pour Rexecode, malgré le caractère “rassurant” de la perspective d’une éventuelle stabilisation des parts de marchés de la France à l’export, le fait que le poids de la valeur ajoutée industrielle française en Europe continue de reculer reste en revanche “préoccupant”.

“Pour consolider l’acquis des parts de marché et enrayer la désindustrialisation”, les auteurs de cette étude préconisent donc que l’évolution des salaires soit “plus en ligne” avec les gains de productivité.

Ils écartent également toute diminution du niveau des allègements de charges patronales.

Alors que le Conseil d’analyse économique conseillait dans une note publiée en début d’année de davantage cibler les baisses de charges sur les bas salaires, “revenir aujourd’hui d’une manière ou d’une autre sur une partie des baisses de charges serait une erreur de politique économique”, selon Michel Didier, qui prône “une baisse relative des coûts du travail générale” ou du moins un ralentissement de leur évolution.

Ils appellent également à engager une baisse des impôts de production, revendication de longue date de l’institut et du patronat français.

L’étude de Rexecode :

bit.ly/2Zi6opq

Myriam Rivet, édité par Sophie Louet

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below