May 3, 2019 / 8:46 AM / 3 months ago

GB/Indicateurs-Stabilité des ventes au détail en avril, +5,2% annuel

(.)

LONDRES, 24 mai (Reuters) - Principaux indicateurs macroéconomiques britanniques publiés depuis le début du mois:

* VENTES AU DÉTAIL STABLES EN AVRIL APRÈS PLUSIEURS MOIS DE HAUSSE

24 mai - Les ventes au détail au Royaume-Uni sont restées stables en avril après la hausse soutenue des mois précédents, montrent les statistiques officielles publiées vendredi, qui ne remettent pas en cause le dynamisme de la consommation des ménages en dépit de la crise politique liée au Brexit.

Inchangées par rapport à mars, les ventes au détail affichent une hausse de 1,8% sur les trois mois à fin avril, la plus forte depuis août dernier.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,3% par rapport à mars.

“La croissance des ventes au détail a été forte sur les trois mois à avril avec un trimestre record pour le secteur de la vente en ligne, tiré principalement par les achats de vêtements, le temps plus chaud dopant les ventes”, explique Rhian Murphy, statisticienne de l’ONS. “Parallèlement, les grands magasins ont encore vu leurs ventes baisser.”

Par rapport à avril 2018, les ventes au détail sont en hausse de 5,2%, contre +4,6% attendu par le consensus, après +6,7% en mars.

Tableau

* HAUSSE MOINS FORTE QUE PRÉVU DE L’INFLATION EN AVRIL

22 mai - L’inflation au Royaume-Uni a progressé le mois dernier de façon moins forte qu’attendu par les investisseurs et la Banque d’Angleterre (BoE) mais elle a néanmoins atteint son niveau le plus élevé de l’année, tirée par la hausse des prix de l’énergie.

Les prix à la consommation ont progressé de 2,1% en rythme annuel en avril après une progression de 1,9% en mars, a indiqué mercredi l’Office national de la statistique (ONS).

Les économistes interrogés par Reuters visaient une hausse de 2,2%, conforme à la prévision de la BoE.

La faiblesse récente de l’inflation, conjuguée à un taux de chômage au plus bas depuis 44 ans et à une hausse des salaires, a pris le pas auprès des consommateurs britanniques sur les incertitudes liées au Brexit, les dépenses des ménages étant le principal moteur de l’économie du pays.

Mais depuis avril, le régulateur britannique de l’énergie a relevé de 10% le plafond tarifaire des fournisseurs d’énergie, qui ont tous augmenté du même montant leurs prix de référence, un mouvement qui devrait, selon la BoE, porter brièvement l’inflation au-dessus de son objectif.

Les prix de l’électricité et du gaz ont été le principal contributeur à la hausse de l’inflation le mois dernier, a indiqué l’ONS. Les prix des jeux informatiques et des forfaits vacances ont contribué à compenser l’impact de cette hausse.

Hors énergie, alimentation, alcool et tabac, la hausse des prix est ressortie en avril à 1,8% sur un an, soit un peu moins qu’attendu par les économistes (+1,9%).

Cette inflation dite sous-jacente, qui reste limitée, permet à la BoE de retarder de nouvelles hausses de taux d’intérêt le temps que les incertitudes sur le Brexit soient levées.

Tableau de la statistique

* DÉFICIT BUDGÉTAIRE DE £5,8 MDS EN AVRIL, COMME ATTENDU

22 mai - Le déficit budgétaire (hors banques nationalisées) s’est établi à 5,831 milliards de livres (6,624 milliards d’euros) en avril, en repli de 0,6% sur un an et au plus bas pour ce mois depuis 2007, a annoncé mercredi l’Office national de la statistique.

Ce chiffre est conforme au montant de 5,8 milliards de livres qu’anticipaient en moyenne les économistes interrogés par Reuters.

Sur l’ensemble de l’exercice fiscal 2018/2019 clos fin mars, le déficit a été revu à 23,54 milliards de livres, soit 1,1% du produit intérieur brut, au lieu d’une estimation précédente de 24,7 milliards qui représentait 1,2% du PIB. Le déficit est ainsi réduit de 18,3 milliards de livres par rapport à l’exercice précédent pour revenir à son plus bas niveau depuis 17 ans, a souligné l’ONS.

La dette publique britannique, hors banques, se montait à 1.797,7 milliards de livres à fin avril, soit 82,7% du PIB ; en excluant également le bilan de la Banque d’Angleterre, elle était de 1.610,1 milliards de livres, équivalant à 74,1% du PIB.

Tableau

* BAISSE DU CHÔMAGE, LA CROISSANCE SALARIALE RALENTIT

14 mai - Le taux de chômage britannique est tombé en janvier-mars à 3,8%, son plus bas niveau depuis 1975, mais avec un léger ralentissement de la croissance des salaires, selon des données publiées mardi.

Le chômage était à 3,9% sur les trois mois précédents et les économistes attendaient en majorité une stabilité.

Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 65.000, les employeurs multipliant les embauches avant le Brexit. La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, initialement prévue le 29 mars, a finalement été reportée jusqu’à la fin octobre.

La vigueur du marché du travail a poussé les salaires à la hausse, amenant certains économistes à tabler sur de nouveaux resserrements monétaires de la part de la Banque d’Angleterre dès que se dissiperont les incertitudes liées au Brexit.

La croissance salariale a toutefois ralenti en janvier-mars à 3,2% sur un an, primes comprises, contre 3,5% en décembre-février. Les économistes prévoyaient un ralentissement moins marqué, avec un consensus à +3,4%.

La BoE a dit ce mois-ci tabler sur une croissance salariale de 3% en fin d’année.

Les statistiques de mardi montrent aussi que le nombre de travailleurs de l’UE au Royaume-Uni a augmenté de 58.000 au premier trimestre sur un an après trois baisses consécutives. Le nombre de travailleurs immigrés non originaires de l’UE a augmenté plus fortement encore, de 124.000.

Tableau

* INDICE PMI DES SERVICES EN HAUSSE À 50,4 EN AVRIL

3 mai - Les sociétés des services ont connu en avril un timide retour de la croissance après leur contraction du mois de mars imputable à la date d’origine du Brexit, soit le 29 mars.

L’indice IHS Markit/CIPS des directeurs d’achats des services a été de 50,4 en avril (consensus: 50,5) contre 48,9 en mars, remontant au-dessus de la barre des 50 qui délimite croissance et contraction de l’activité.

Le nombre des nouveaux contrats à de nouveau diminué, avec un sous-indice de 49,0 contre 48,4 en mars, inaugurant une série en deçà de 50 inédite depuis 2009.

Globalement, les derniers indices PMI, manufacturier y compris, laissent penser que l’économie britannique “était plus ou moins à l’arrêt au début du deuxième trimestre”, note Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

L’indice composite, qui combine industrie, services et BTP, est ressorti à 50,9 contre 50,0 en mars.

Les indicateurs publiés en avril (Service économique)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below