May 2, 2019 / 6:58 AM / 4 months ago

LUXE-Le bénéfice de Hugo Boss au T1 déçoit

2 mai (Reuters) - Hugo Boss a publié jeudi une baisse de son bénéfice au premier trimestre en raison notamment de dépenses marketing plus élevées, de la vigueur du dollar et du recul de ses ventes aux Etats-Unis.

Le groupe de mode allemand a annoncé des ventes à taux de change constants en hausse de 1% à 664 millions d’euros pour un bénéfice d’exploitation en baisse de 22% à 55 millions d’euros. Les analystes attendaient 669 millions et 65 millions respectivement.

Les ventes, à taux de change constants, ont chuté de 8% en Amérique, mais ont progressé de 4% en Asie, grâce à une croissance à deux chiffres en Chine.

Principaux résultats trimestriels des autres entreprises du secteur :

* ESTÉE LAUDER RELÈVE SES OBJECTIFS APRÈS UN SOLIDE T3

1er mai - Estée Lauder a battu le consensus lors des trois mois à fin mars, son troisième trimestre fiscal, et a relevé ses prévisions annuelles à la faveur de solides performances en Asie-Pacifique et dans ses soins de beauté haut de gamme.

En Asie, les ventes ont progressé de 25% à 966 millions de dollars (860 millions d’euros), portées par la marque de parfumerie Jo Malone. Au total, le chiffre d’affaires d’Estée Lauder a crû de 11% à 3,74 milliards de dollars (consensus IBES Refinitiv 3,57 milliards).

Le bénéfice net part du groupe a atteint 555 millions (1,51 dollar par action) contre 372 millions (99 cents) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le groupe américain a dégagé un BPA de 1,55 dollar (consensus 1,30 dollar).

“Nous avions anticipé une modération graduelle de la croissance en Chine et du retail travel à partir du trimestre écoulé, ce qui n’a pas eu lieu et a contribué à notre surperformance”, a déclaré le PDG Fabrizio Freda.

Estée Lauder prévoit désormais un chiffre d’affaires en hausse de 7% à 8% pour l’exercice (5%-6% précédemment). Hors frais de restructuration et autres, il table sur un BPA de 5,15 à 5,19 dollars (4,92-5 dollars précédemment).

* HERMÈS ACCÉLÈRE LE PAS AU T1 GRÂCE À LA CHINE

25 avril - Hermès International a accéléré le pas au premier trimestre 2019 et fait mieux qu’attendu grâce à une très forte demande en Chine et dans sa division phare, la maroquinerie.

Les ventes du fabricant des sacs Kelly ont grimpé de 11,6% à taux de change constants en début d’année, après une hausse de 9,6% au dernier trimestre de 2018 et de 10,4% sur l’ensemble de l’exercice précédent.

Le chiffre d’affaires a atteint 1,61 milliard d’euros, en hausse de 16% en données publiées. Cette performance place une fois encore Hermès parmi les meilleures performances du luxe, aux côtés de LVMH et Kering.

* KERING-GUCCI RALENTIT MAIS RESTE LOIN DEVANT SES CONCURRENTS

17 avril - Kering a vu sa croissance organique se tasser légèrement au premier trimestre, tout en se maintenant à un niveau très élevé grâce aux ventes meilleures que prévu de Gucci, qui se distingue encore une fois malgré des comparatifs très élevés.

Au coeur de toutes les attentions des investisseurs, la marque florentine, principal centre de profit du groupe, décélère après deux ans d’une croissance exceptionnelle de 45% en 2017 et 37% en 2018.

Sa croissance organique ressort à 20% (après une hausse de 28% au dernier trimestre de 2018), faisant mieux que les 18,5% attendus en moyenne par les analystes, portée notamment par performance toujours hors norme en Asie, où ses ventes ont grimpé de 35%.

Au total, les ventes de Kering, également propriétaire de Saint Laurent, Balenciaga ou Boucheron, ont augmenté de 21,9% en données publiées, à 3,78 milliards d’euros, proches du consensus de 3,71 milliards réalisé par Infront Data pour Reuters. A taux de changes et périmètre constants, la croissance est ressortie à 17,5%, contre 16,9% attendus, après une hausse de 24,2% au dernier trimestre 2018.

* VALENTINO-CROISSANCE DES VENTES RALENTIE EN 2018

17 avril Valentino, la griffe italienne détenue par le véhicule d’investissement qatari Mayhoola, a vu le rythme de croissance de ses ventes ralentir en 2018, a déclaré mercredi Stefano Sassi, administrateur délégué, sans dire pourquoi.

Les ventes de Valentino, célèbre pour ses robes de haute couture et son goût pour la couleur rouge, ont ainsi atteint environ 1,2 milliard d’euros l’an dernier contre 1,16 milliard en 2017.

Stefano Sassi a ajouté que les tendances étaient positives partout sur les premiers mois de 2019, sauf à Hong Kong et Macao. Il a refusé de commenter des rumeurs prêtant à Mayhoola l’intention de vendre Valentino, disant que c’était une décision qui appartenait au propriétaire de l’entreprise.

* L’ORÉAL FAIT MIEUX QUE PRÉVU AU T1

16 avril - L’Oréal a fait mieux qu’attendu au premier trimestre en maintenant la cadence d’une solide croissance organique, toujours porté par l’appétit des clients chinois pour ses produits de luxe, tandis que sa division grand public a légèrement accéléré le pas.

Les ventes du numéro un mondial des cosmétiques ont totalisé 7,55 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, signant une hausse de 11,4% en données publiées.

A taux de change et périmètre constants, elles ont progressé de 7,7%, un chiffre nettement supérieur aux 6,6% du consensus Infront Data pour Reuters, maintenant le rythme atteint au dernier trimestre de 2018 qui avait permis au groupe de signer sa plus forte croissance depuis 2007.

Les ventes des principales marques de luxe du groupe, Lancôme, Armani, Yves Saint Laurent et Kiehl’s, ont toutes progressé de plus de 15%, tandis que la dynamique est également restée très solide dans les crèmes vendues dans les pharmacies ou parapharmacies (La Roche Posay ou Vichy), qui ont progressé de 13%.

* LVMH-LA MODE-MAROQUINERIE GRIMPE ENCORE DE 15% AU T1

10 avril - LVMH a maintenu le cap d’une très solide croissance à deux chiffres au premier trimestre, une nouvelle fois porté par les performances supérieures aux attentes de sa division mode-maroquinerie et de son puissant moteur Louis Vuitton.

Le numéro un mondial du luxe a vu ses ventes atteindre 12,53 milliards d’euros, dépassant les 12,09 milliards du consensus établi par Infront Data pour Reuters. Dans un environnement qualifié de “porteur”, la croissance à taux de change et périmètre constants a atteint 11%, maintenant le cap de 2018, au lieu des 8,15% attendus, après une hausse de 9% au quatrième trimestre 2018.

Au centre de l’attention des investisseurs, la mode-maroquinerie - qui loge Vuitton, principal contributeur aux profits du groupe - a vu sa croissance organique encore grimper de 15%, dépassant largement les 11% prévus malgré une base de comparaison très élevée, les ventes ayant bondi de 16% il y a un an. (Service Entreprises)

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