April 30, 2019 / 11:14 AM / in 2 months

LEAD 1-La croissance de la zone euro a rebondi plus que prévu au T1

* Croissance de 0,4% au 1er trimestre, le double du T4

* Le PIB en hausse de 1,2% sur un an, comme au T4

* Le taux de chômage recule à 7,7%, au plus bas depuis 2008

* La BCE toujours dans le flou, disent les économistes (Actualisé avec précisions)

par Jan Strupczewski

BRUXELLES, 30 avril (Reuters) - La croissance de la zone euro a rebondi plus fortement que prévu au premier trimestre après le coup de frein de la fin 2018 et le chômage est tombé à son plus bas niveau depuis plus d’une décennie, selon des données publiées mardi par Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne.

Pour favorables qu’elles soient, ces statistiques apportent peu d’indications sur l’orientation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne, estiment des économistes.

La hausse du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays partageant l’euro est ressortie à 0,4% en janvier-mars par rapport aux trois mois précédents, selon l’estimation rapide d’Eurostat, après +0,2% au quatrième trimestre et +0,1% au troisième.

Sur un an, la croissance est ressortie à 1,2%, comme au dernier trimestre 2018.

Le chiffre d’Eurostat intègre une estimation pour la croissance allemande, qui n’a pas encore été publiée.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 0,3% d’un trimestre à l’autre dans la zone euro et de 1,1% sur un an.

“Même si des risques persistent - on pense aux tensions commerciales, à la hausse des prix du pétrole et aux incertitudes autour du Brexit - le contexte international s’améliore et cela devrait soutenir les exportations de la zone euro dans les prochains mois”, dit Peter Vanden Houte, économiste chez ING, qui anticipe une croissance du PIB autour de 0,3% jusqu’à la fin de l’année.

“Ce n’est pas énorme mais c’est probablement le mieux qu’on puisse espérer à ce stade du cycle”, ajoute-t-il.

La BCE, qui a remis à plus tard le durcissement de sa politique monétaire face à une inflation toujours faible, prévoyait une croissance de 0,2% au premier trimestre avant une accélération attendue à 0,3% au deuxième.

“Les chiffres d’aujourd’hui n’avancent pas beaucoup la BCE”, estime l’économiste d’ING. “L’économie reste assez solide pour sa passer de nouvelles mesures de soutien mais en même temps il ne faudrait pas grand chose pour la mettre à l’arrêt. Pour cette raison, la BCE va probablement rester en mode de ‘wait and see’ (attendre et voir).”

Eurostat ne publie pas de données par pays dans son estimation préliminaire du PIB. La France a annoncé en début de journée une croissance stable à 0,3% pour les trois premiers mois de l’année et l’Espagne a fait état d’une expansion de 0,7%, la plus forte depuis la fin 2017.

L’Italie de son côté a affiché une croissance de 0,2%, suffisante pour sortir le pays de sa troisième récession en une décennie.

L’Allemagne, la première économie de la zone euro, publiera ses données préliminaires le 15 mai.

Eurostat a parallèlement annoncé une baisse du taux de chômage à 7,7% dans la zone euro au mois de mars, avec 12,630 millions de demandeurs d’emploi, contre 12,804 millions, soit 7,8% de la population active, en février.

Il s’agit, précise l’agence, “du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis septembre 2008”.

Tableau du produit intérieur brut

Tableau du chômage (Véronique Tison pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

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