April 26, 2019 / 1:41 PM / 2 months ago

LEAD 1-USA-La croissance supérieure aux attentes au T1, doutes sur la suite

(Actualisé avec précisions, conséquences pour la Fed, ouverture de Wall Street)

par Lucia Mutikani

WASHINGTON, 26 avril (Reuters) - La croissance de l’économie américaine s’est accélérée au premier trimestre mais surtout grâce à l’évolution de la balance commerciale et à celle des stocks des entreprises, deux facteurs temporaires qui pourraient lui faire défaut sur les trimestres suivants, montre la première estimation du produit intérieur brut publiée vendredi.

Le PIB a progressé de 3,2% en rythme annualisé sur les trois premiers mois de l’année, a annoncé le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une croissance de 2,0% après celle de 2,2% du quatrième trimestre de l’an dernier; leurs estimations s’échelonnaient entre 0,7% et 3,0%.

Les responsables monétaires américains devraient largement ignorer le rebond de la croissance au premier trimestre et se concentrer sur la hausse de la demande intérieure qui, à 1,3% seulement, ressort au plus bas depuis le deuxième trimestre 2013, une progression divisée par deux par rapport au dernier trimestre de 2018.

La Fed, dont le comité de politique monétaire se réunit mardi et mercredi prochains, a décidé en janvier d’une pause dans son cycle de resserrement amorcé en décembre 2015, renonçant à prévoir un nouveau relèvement de taux directeurs cette année après quatre hausses l’année dernière.

Les exportations américaines ont augmenté de 3,7% au premier trimestre tandis que les importations diminuaient d’autant, un double mouvement qui se solde par une contribution positive de 1,03 point de pourcentage à la croissance du PIB en raison du poids plus important des importations que des exportations dans le PIB, après un effet neutre sur octobre-décembre.

Les stocks des entreprises ont augmenté parallèlement au rythme de 128,4 milliards de dollars sur le trimestre, le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2015. Cette hausse se traduit par une contribution à la croissance de 0,65 point de pourcentage, contre 0,1 point seulement sur le quatrième trimestre de l’an dernier.

La croissance des dépenses de consommation a ralenti à 1,2% après +2,5% au quatrième trimestre et l’investissement des entreprises n’a augmenté que de 0,2%, sa plus faible hausse depuis le troisième trimestre 2016.

Les dépenses de construction résidentielle ont diminué de 2,8% en rythme annuel, enregistrant un cinquième trimestre consécutif de repli.

La Bourse de New York a ouvert pratiquement inchangée après ces chiffres; sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans était alors en baisse de près de trois points de base à 2,505% et sur celui des devises, le dollar cédait 0,2% face à un panier de devises internationales . (Marc Angrand , Laetitia Volga et Marc Joanny pour le service français)

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