April 23, 2019 / 1:05 PM / 4 months ago

Le gouvernement italien n'est pas menacé, dit Salvini

ROME, 23 avril (Reuters) - Le gouvernement italien n’est pas menacé et il adoptera ce mardi le décret de soutien à la croissance économique en attente depuis plusieurs semaines, a déclaré le vice-président du Conseil Matteo Salvini, chef de file de la Ligue.

La tension entre la Ligue, classée à l’extrême droite, et son allié, le Mouvement 5 Etoiles (M5S), qui se présente comme “anti-système”, est montée à la fin de la semaine dernière au sujet d’un scandale de corruption présumée impliquant un haut responsable de la Ligue, ce qui a relancé les spéculations sur un risque d’éclatement de la coalition.

Ce risque se traduisait mardi par une nette remontée des rendements des emprunts d’Etat italiens et par une baisse des valeurs bancaires à la Bourse de Milan, un mouvement qui s’explique aussi par l’attente vendredi de la décision de l’agence Standard & Poor’s sur la note souveraine du pays.

Dans un message publié sur Facebook, Matteo Salvini s’est employé à apaiser la situation, assurant que “le gouvernement n’est pas menacé (....), rien n’est menacé”.

A l’origine du regain de tension entre Ligue et M5S se trouve l’ouverture d’une enquête visant le secrétaire d’Etat aux Transports, Armando Siri, accusé d’avoir touché des pots-de-vin en échange de faveurs accordées à des entreprises du secteur des énergies renouvelables.

Le ministre de tutelle d’Armando Siri, Danilo Toninelli, issu du M5S, l’a privé de ses attributions la semaine dernière, s’attirant des critiques de la Ligue.

DES ALLÈGEMENTS FISCAUX POUR LES ENTREPRISES

C’est dans ce contexte que le gouvernement devait se réunir mardi pour approuver le “décret de croissance” censé favoriser l’activité économique.

Le texte prévoit principalement un allègement de la fiscalité des entreprises, des incitations à l’investissement et une simplification des procédures d’appels d’offres.

Sa signature, prévue depuis près de trois semaines, a été retardée par des désaccords au sein de la coalition sur certaines mesures.

Ce week-end, Matteo Salvini a menacé de retirer le soutien de la Ligue au projet en critiquant des mesures visant à réduire la dette de la municipalité de Rome, aux mains du M5S.

Mardi, le chef de file de la Ligue a assuré que le feu vert du gouvernement au décret dans la journée ne faisait aucun doute, sans plus de précision.

Eurostat a par ailleurs confirmé mardi que la dette publique de l’Italie avait atteint 132,2% du produit intérieur brut (PIB) l’an dernier, après 131,4% en 2017, ce qui pourrait durcir le ton des discussions à venir entre Rome et Bruxelles sur le respect des règles communautaires en matière de finances publiques.

Sur le marché obligataire, le rendement des obligations d’Etat italiennes à dix ans était en hausse de près de neuf points de base vers 12h50 GMT à 2,681%, au plus haut depuis le 6 mars. A la Bourse de Milan, l’indice FTSE-MIB perdait alors 0,33% et le secteur bancaire, sensible aux fluctuation des rendements obligataires, abandonnait 1,33%. (Francesca Piscioneri; Marc Angrand pour le service français)

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