April 23, 2019 / 11:29 AM / 2 months ago

La croissance des USA au T1 pourrait être une bonne surprise

DUBLIN, 23 avril (Reuters) - Début janvier, avec la perspective d’un blocage (“shutdown”) prolongé d’une partie des administrations fédérales, la montée des tensions commerciales et le ralentissement de la croissance mondiale, les perspectives de l’économie américaine étaient tout sauf encourageantes.

Mais les chiffres du produit intérieur brut (PIB) qui seront publiés vendredi pour les trois premiers mois de cette année pourraient conforter l’idée que si la fin du cycle de croissance en cours se rapproche, certains de ses principaux moteurs n’ont pas encore perdu tout leur élan.

Ainsi, après la bonne surprise de la croissance chinoise, qui a moins ralenti qu’anticipé sur janvier-mars, celle des Etats-Unis pourrait bien dépasser le consensus qui la donne à 2,1% en rythme annualisé même si les estimations des économistes s’échelonnent dans une fourchette plus large que d’habitude, entre 1,0% et 2,9%.

Le modèle de prévision de la Fed d’Atlanta GDPNow, qui prend en compte les statistiques déjà publiées, prédit ainsi une croissance située entre celle de 2,2% du quatrième trimestre 2019 et celle de 3,4% des trois mois précédents.

“En dépit de toutes les prophéties catastrophistes, l’économie américaine ne s’est pas effondrée au premier trimestre”, estime Christoph Balz, économiste de Commerzbank.

“Au contraire, les chiffres du PIB devraient montrer une croissance convenable. De plus, les entreprises ont augmenté leurs investissements ce qui plaide contre l’imminence d’une récession.”

La Fed d’Atlanta a relevé son estimation de croissance après la publication la semaine dernière de statistiques montrant que les ventes au détail aux Etats-Unis ont enregistré en mars leur plus forte hausse depuis un an et demi.

La réduction inattendue du déficit commercial américain en février va elle aussi dans le sens d’une croissance plus soutenue qu’attendu auparavant, mais la faiblesse de la production manufacturière, à l’origine de la première baisse trimestrielle de la production depuis l’élection de Donald Trump à la présidence, pourrait expliquer l’ampleur de l’écart entre les estimations les plus faibles et les plus hautes.

La principale inconnue des chiffres attendus vendredi pourrait concerner les stocks du secteur privé selon de nombreux analystes, parmi lesquels ceux d’UniCredit, les plus pessimistes avec une prévision de croissance limitée à 1,3%.

“Après une accumulation de stocks prononcée au deuxième semestre de l’année, notre prévision intègre une contribution négative importante des stocks au premier trimestre. Les derniers chiffres en date suggèrent que cette contribution négative pourrait intervenir plus tard”, écrivent-ils dans une note.

Padraic Halpin; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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